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Dada et le surréalisme

Vous êtes ici : » » Dada et le surréalisme ; écrit le: 28 mars 2012 par La rédaction

Dada et le surréalismeDada et le surréalisme:

Le mouvement Dada et le surréalisme sont deux expériences artistiques totales : littérature, poésie, peinture. Elles contestent et remettent en cause les valeurs traditionnelles de l’art: Dada est un cri de révolte contre l’ordre bourgeois, le surréalisme conteste les conventions esthétiques.

Dada (1915-1923) et la guerre de 1914-1918:

En 1915, de jeunes artistes européens pacifistes se retrouvent dans un pays neutre, la Suisse, à Zurich, autour de Tristan Tzara (1896-1963) et de Hans Arp (1887-1966). Ils se regroupent et fondent le mouvement Dada (nom trouvé en ouvrant par hasard un dictionnaire). Dans un esprit de dérision absolue, les peintres dadaïstes adoptent un principe général de révolte et de provocation artistique. Il faut détruire le savoir-faire traditionnel du peintre et briser les conventions de l’ordre artistique bourgeois : laisser faire le hasard dans la création artistique, introduire sur la toile des matériaux sans valeur, des détritus, peindre par dérision sur des supports de rencontre (planches de bois, cartons, etc.).



Cette attitude contestataire et nihiliste se répand dans les grandes villes d’Allemagne : Berlin et Cologne avec Max Ernst (1891-1976), Hanovre avec Kurt Schwitters (1887-1948), célèbre pour l’authenticité de ces peintures-assemblages d’« objets de rencontre » récupérés ici et là (papiers, tickets, cartons, etc.).

Dada à New York:

Simultanément, aux États-Unis, un art contestataire en réaction contre les traditions et les conformismes voit le jour. Il multiplie les expériences et les inventions ludiques. mm Marcel Duchamp (1887-1968) invente la technique des ready-made : l’artiste transforme par sa seule décision mentale un objet quotidien en objet d’art. L’attention esthétique ne s’occupe alors que de l’idée de l’artiste et non plus de l’habileté de son savoir-faire technique.
Refusant les gestes et les outils de la peinture, Francis Picabia (1879-1953) imbrique des objets réels à la surface de ses tableaux. Man Ray (1890-1976) expérimente les associations et les passages de la photographie à la peinture.

Le surréalisme (1924-1969):

En France, à la suite du mouvement Dada, les artistes surréalistes renouvellent les codes esthétiques. Influencés par la psychanalyse et les travaux de Sigmund Freud, ils revendiquent en 1924, dans le premier Manifeste du surréalisme, le rôle de l’inconscient dans la sensation esthétique, lequel dicte des montages et des combinaisons de signes que le peintre traduit sur la toile. L’automatisme et le hasard guident les gestes qui créent librement en l’absence de tout contrôle exercé par la raison et en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. Les dessins collectifs et les photomontages font leur apparition. Les peintres surréalistes provoquent des rencontres inattendues, figures imaginaires des songes et jeux d’esprit. Le mouvement surréaliste utilise plusieurs procédés visuels, la figuration de René Magritte (1898-1967) qui compose des visions oniriques ou l’abstraction gestuelle d’André Masson (1896-1987) qui met en scène la spontanéité et l’automatisme de l’action.

l’expérience du rêve et du merveilleux:

Les images oniriques de Salvador Dali:

La peinture surréaliste s’inspire du rêve et reconstitue les objets et les personnages vus dans le sommeil. André Breton, le fondateur du mouvement surréaliste, préconise « la résolution future de ces deux états en apparence si contradictoires que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité si l’on peut ainsi dire ». Salvador Dali (1904-1989) explore le fonctionnement symbolique des images oniriques : obsessions multiples qui peuplent des paysages marins, représentations hallucinatoires d’éléments mous et figurations animales rudimentaires.

La peinture de Joan Mirô:

L’espace infini de la peinture de Joan Mirô (1893-1983) compose des paysages irrationnels et fantastiques. Les contours découpés de façon précise donnent l’aspect d’un dessin en fil de fer à cette peinture libre et spontanée. Un grand taureau occupe le centre de la toile, entre un cheval blessé, à gauche, et un petit matador, à droite.

Vidéo : Dada et le surréalisme

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