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La peinture religieuse

Vous êtes ici : » » La peinture religieuse ; écrit le: 28 mars 2012 par La rédaction modifié le 23 octobre 2018

La peinture religieuseLa peinture religieuse:

Les sujets religieux et les scènes bibliques prédominent dans la peinture jusqu’à la fin de la Renaissance. La peinture illustre la foi et évoque la présence divine. Les artistes qui travaillent au service des ordres religieux utilisent différents supports au cours des époques : retable, vitrail, icône.

Le retable, un tableau d’autel:

Le retable est un tableau, un panneau peint ou la décoration d’architecture placée au fond de l’autel, face à l’officiant et aux fidèles. À l’origine, il est constitué par une simple peinture rectangulaire sur bois, installée verticalement derrière l’autel. Son principe décoratif se développe progressivement. Il est peint des deux côtés, puis fragmenté par des petits registres qui compartimentent sa surface. Il repose sur une prédelle, avec des volets latéraux, des arcs gothiques ou des stucs baroques. Il a une vocation décorative mais aussi éducative : il montre l’image de Dieu, représente les personnages saints et raconte les scènes de la Bible.



Le vitrail:

MM À la fin du Moyen Âge, la religion sort de l’ombre des monastères et s’ouvre sur le monde. Avec les progrès de l’arc gothique, les murs des cathédrales n’ont plus besoin d’être aveugles, épais et compacts pour soutenir la voûte des édifices. Dans l’architecture religieuse, le nouveau clergé et les croyants recherchent l’éclat et la brillance. Les bâtisseurs percent la paroi avec de grandes ouvertures. Le vitrail occupe cet espace, illuminant l’intérieur des cathédrales. Il est la peinture de la lumière et de la transparence qui attire le regard des fidèles.
Les maîtres verriers travaillent dans toute l’Europe à la fabrication de pâtes colorées. Dans leurs ateliers, les artistes découpent et fragmentent les figures. Ils construisent leurs tableaux avec différents « morceaux » de couleur. Ces aplats colorés sont disposés côte à côte, cloisonnés par un mince filet de plomb qui les emprisonne et solidifie l’ensemble.

L’icône:

Provenant du grec eikôn, « image », le mot icône désigne la peinture religieuse de l’art byzantin et orthodoxe. L’icône est généralement peinte sur un panneau en bois portatif. Elle représente le Christ, la Vierge Marie, les apôtres et les saints majeurs. Dans la tradition du christianisme oriental, les icônes jouent un rôle sacré : elles expriment une vérité révélée par Dieu et sont vénérées comme les authentiques portraits des saints qu’elles évoquent. Elles protègent et sont bienfaitrices.
En réaction contre cette idolâtrie, un édit de l’empereur Léon III de Byzance, en 730, ordonne la destruction de toutes les icônes. Ce sont les iconoclastes (briseurs d’images) qui vont détruire presque toutes les images de la première période de l’icône. Le culte de l’image est rétabli en 843. Le style se répand alors dans l’Europe slave et s’installe dans la Russie orthodoxe avec l’école de Moscou, qui perpétue encore aujourd’hui cette tradition. M Primitivement réalisées avec la technique de l’encaustique (couleurs délayées dans de la cire chaude), les icônes sont ensuite peintes avec des pigments à l’eau et rehaussées d’une mince feuille d’or ou d’argent.

l’école d’avignon:

Avignon, capitale de la chrétienté au XIVe siècle

Au début du XIVe siècle, la ville de Rome traverse une période trouble. De 1326 à 1367, les papes quittent l’Italie et s’installent en Avignon. Ils décident de transformer cette cité provençale en une prestigieuse capitale digne du pouvoir et de l’autorité de la chrétienté. La cour pontificale invite les intellectuels et les artistes. Le peintre siennois Simone Martini (v. 1284-1344) travaille au service du pape. Au siècle suivant, après le retour des papes à Rome, la ville d’Avignon garde son prestige. Les artistes sont attirés par le centre artistique qui s’y est développé. Les peintres venus d’Italie et d’Europe du Nord travaillent ensemble à la décoration des bâtiments religieux. Ils créent un style pictural simple et puissant : la composition est stricte, les volumes sont simplifiés, la lumière découpe fermement la silhouette des personnages.

La Pietà:

Enguerrand Quarton (connu de 1444 à 1466) peint pour la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon un sujet propre à la peinture religieuse du début de la Renaissance : une Pietà (mot italien signifiant « pitié ») où le corps du Christ est étendu sur les genoux de la Vierge. Elle est entourée de saint Jean et de Marie-Madeleine. Le volume sculptural des figures se détache sur le fond d’or du paysage. On peut lire sur la toile : « Ô vous tous qui passez par ce chemin, regardez et voyez s’il est douleur pareille à la mienne. »
Le donateur du tableau (un chanoine portant l’habit) est agenouillé dans le coin à gauche. Le donateur est celui qui commande et qui paye le tableau religieux. La tradition accepte que ce généreux commanditaire (seigneur, bourgeois ou ecclésiastique) soit présent comme « spectateur priant » sur le côté de la scène biblique.

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