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L’Art : la ville

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L’Art : la ville

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La ville médiévale

Le Moyen Age voit la multiplication des villes, dont certaines se libèrent de l’autorité de l’évêque ou du seigneur, et portent des noms comme Villefranche (« ville libre »), Ville- neuve ou Francheville. Certaines se sont établies à remplacement d une cité romaine en reprenant son tracé : deux rues très longues se croisent à angle droit, d où partent les rues secondaires selon un quadrillage régulier. D’autres villes se sont installées autour d’un monastère ou d’un château, pour que les habitants puissent s’y réfugier en cas d’invasion. Quelques villes organisent elles-mêmes leur défense et s’entourent de murailles, derrière lesquelles les maisons se serrent les unes contre les autres, le long de rues étroites et tortueuses. La place du marché est parfois le seul espace dégagé ; sa halle couverte en fait un lieu d’échange important pour 1’artisanat et le commerce : le pouvoir des marchands va l’emporter sur le pouvoir de l’Eglise.

La cité idéale de la Renaissance

Durant la Renaissance, en Italie, la redécouverte de 1 Antiquité grecque et romaine bouleverse la conception de la ville. A partir de I étude du traité d architectures écrites par Vitruve, à Rome, au 1er siècle avant J.-C., un architecte florentin du XV siècle, Alberti, rédige à son tour un traité pour expliquer que la ville doit être bien conçue pour être commode et belle. La ville idéale de la Renaissance est composée de rues aux larges perspectives qui mènent à des places, aux façades toutes semblables, dont le centre est occupé par un monument.

Les réalisations des XVII et XVIII  siècles

Souvent détruite par des incendies, comme celui de Londres en 1666, la vieille ville est fréquemment reconstruite à cette époque – 1 âge baroque. Les maisons en bois sont interdites, remplacées par des constructions en pierre ou en brique. Le décor des façades est réglementé et les bâtiments doivent s’aligner le long de rues droites pour faciliter la circulation.

Le modèle de la place italienne donne naissance en France à la « place royale », dont les façades s’organisent géométriquement autour de la statue du roi. À Bruxelles, après les bombardements ordonnés par Louis XIV, en 1695, toutes les maisons de la Grand-Place sont reconstruites en une seule fois et dans le même style, de sorte que leurs façades forment un ensemble harmonieux.

Pour que la ville soit aérée, elle se tourne vers la nature. Des maisons sont construites le long des quais, regardant le fleuve qui traverse la ville, ou bordant les canaux comme à Amsterdam. Dans les villes anglaises du XVIIIe siècle, des maisons se répartissent tout autour des squares, ces jardins qui occupent le centre d’une place carrée (le mot anglais square veut dire « carré »), tandis que les hôtels  particuliers français sont disposés entre une cour, donnant sur rue, et un jardin à l’arrière.

La croissance des villes à l’époque moderne

Au XIXe siècle, la plupart des grandes métropoles européennes se modernisent en accueillant des gares, des grands magasins, toute une architecture de fer et de verre qui modifie le centre des villes. Le préfet Haussmann redessine le centre de Paris et fait disparaître la vieille ville. Les larges avenues, que l’on piaule d arbres pour des raisons d’hygiène autant que d’agrément, facilitent la circulation et empêchent les barricades révolutionnaires ; elles convergent sur des places formant un dessin en étoile, qui relient les quartiers entre eux. Des jardins publics, inspirés par le modèle anglais, offrent un lieu de promenade agréable. Dans de nombreuses capitales, les fortifications devenues inutiles sont démolies, ce qui permet de construire de nouveaux quartiers à 1 extérieur de la vieille ville. A Vienne, les anciens remparts sont remplacés par une large avenue plantée d’arbres et bordée d édifices publiques : le Ring (« anneau », en allemand). A Barcelone, l’architecte el urbaniste Cerda quadrille le nouveau quartier, construit au- delà des anciennes fortifications, avec de très longues rues atteignant parfois jusqu’à cinquante kilomètres. 11 invente un mot nouveau pour parler de l’organisation de la ville et de son adaptation aux habitants : urbanisme.

La ville de Le Corbusier

Les villes que nous voyons aujourd’hui doivent beaucoup à l’architecte Le Corbusier. Il considérait qu’il fallait faire « table rase » des villes anciennes et en construire d’autres, adaptées à la vie moderne. Il a exposé ses idées au cours des Congrès internationaux de l’architecture moderne, les CIAM, auxquels participaient des architectes du monde entier. A celui d’Athènes, en 1933, il définit le modèle qui a servi, surtout après la Seconde Guerre mondiale, à concevoir les nouvelles villes. Les activités sont séparées en quatre zones : l’habitation, le travail, les loisirs et la circulation. Les rues sont remplacées par des autoroutes, les immeubles par des tours, et les grandes unités d’habitation sont entourées de parcs el de verdure.

Pour une ville humaine

Dans les années soixante, on commence à critiquer le gigantisme de ces villes. Certains architectes veulent retrouver la qualité de vie qu’il y avait dans la ville ancienne, aussi les efforts portent-ils de plus en plus sur les centres-villes. À Berlin, entre 1984 et 1987, des architectes célèbres ont participé au réaménagement d’un quartier ancien de la ville, et à la construction d’un nouveau quartier pour une exposition internationale d’architecture, 1BA. Ils ont cherché à démontrer – chacun avec son style – que l’on pouvait réhabiliter des quartiers anciens sans les démolir, et que la ville devait retrouver une architecture que les grands projets d’urbanisme ont souvent négligée. Mais les villes attirent toujours plus de personnes qu’elles n’ont de logements à offrir, et de nouvelles solutions restent encore à trouver.

 

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Vidéo : L’Art : la ville

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : L’Art : la ville

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