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L’art du paysage : La polémique entre jardin architectural et jardin pictural

Vous êtes ici : » » L’art du paysage : La polémique entre jardin architectural et jardin pictural ; écrit le: 31 janvier 2014 par La rédaction

 La polémique entre jardin architectural et jardin picturalla polémique entre jardin architectural ci jardin pictural, le picturesque se présente comme lié aux motifs du sublime et du romande. Mais une lois qu’on a dit cela, il faut tout de suite signaler son origine complexe, qui a posé des problèmes interprétatifs aux traducteurs, dans la première moitié du VIIIe siècle. L’étonnement du pittoresque donne à des émotions sublimes et romantiques un équivalent ambigu que l’on a déjà signalé. Gilpin, par exemple, hérite d’un mélange de trois termes qu’il s’approprie lorsqu’il déclare guider son voyageur pittoresque suivant un parcours de saveurs roman tic, dans une roman tic scenery, quelque chose d’extraordinaire entre le calme et la terreur, voulant ainsi parler d’une promenade entre des restes d’architectures où domine une “ingénuité mystérieuse”, paysages solitaires et inhabituels, végétations rares, lacs dont la beauté semble située “au sein de l’horreur”, etc. Cette con­ception provoquera la critique de Price ( 1794), qui y verra l’impossibilité de distinguer entre le beau et le pittoresque. Price, à l’inverse, cherchera à faire cette distinction en disant que Gilpin avait identifié le pittoresque au “romantique pictural ’, cette dernière expression nous faisant comprendre de façon exem­plaire combien les sentiments du pittoresque, du beau, du sublime, du romantique étaient liés à cette époque. Toutefois, Gilpin, dans son Poem on Landscape Painting 117941, nous avait déjà livré une maxime qui nous permet peut-être de dépasser cette polémique et d’aller à la racine de la question concernant la pos­sibilité d’une esthétique du paysage relative au plaisir de percevoir la beauté multiple de la nature. Il avait déclaré qu’il n’y aurait pas de progrès si l’imagination ne s’enflammait à sa vue ; il partait ainsi de l’intérêt pour une vocation de la peinture de paysage à l’har­monie, au sens d’un échange entre l’œil naturel et l’œil pittoresque. Il voulait en somme préciser comment l’homme qui a un goût pittoresque avait une véritable expérience de la nature, étant capable d’en saisir le génie profond.

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