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L’Art : néo – classicisme et romantisme

Vous êtes ici : » » L’Art : néo – classicisme et romantisme ; écrit le: 28 mars 2012 par La rédaction

L'Art : néo - classicisme et romantismeAntiquité pour modèle

Au milieu du XVIII siècle, des artistes réagissent contre les peintures frivoles que sont les scènes galantes, les couples de bergers amoureux d’ANTOINE WATTEAU ou de FRANÇOIS BOUCHER, qui semblent inadaptés aux préoccupations d’une société en train de changer.



Les artistes que l’on appelle néo-classiques souhaitent éduquer le public et développer son sens moral et civique. Pour cela ils se tournent vers F Antiquité grecque et romaine, tant sur le plan des valeurs esthétiques que sur celui des valeurs morales : le « beau idéal » est celui qui allie la beauté des corps et celle de l’esprit.

Ce retour aux sources antiques est favorisé par le début des fouilles en Italie, à Herculanum (dès 1738) et à Pompéi (1748), enfouies sous la cendre après l’éruption du Vésuve en l’an 79. Les archéologues y retrouvent des monuments, des peintures et des sculptures, en bon état de conservation, qui enrichissent la connaissance des modèles antiques.

Le dessin au service de grands sujets

La peinture néo-classique s’appuie à la fois sur le souci de précision archéologique et sur la connaissance parfaite de l’anatomie enseignée à l’Ecole des beaux-arts. Les tableaux sont composés avec un grand souci de clarté, les personnages, généralement représentés grandeur nature, se trouvent au premier plan, les uns à côté des autres, à la manière des bas- reliefs de la sculpture antique. Le décor est sobre, aucun détail pittoresque, aucune anecdote ne détourne l’attention du sujet principal. Le dessin et la ligne font l’objet d’un grand soin, et la couleur vient simplement leur servir de complément. Ingres, l’un des derniers représentants du néo-classicisme, affirme : « Le dessin comporte les trois quarts et demi de ce qui constitue la peinture. Si j’avais à mettre une enseigne au-dessus de ma porte, j’écrirais : Ecole de dessin, et je suis sûr que je ferais des peintres. »

Les thèmes retenus respectent la hiérarchie des genres établie au XVIIe siècle : illustration de textes d’auteurs anciens comme Homère, Tite- Live ou Pétrarque, de l’histoire des Romains ou des Grecs, portraits. A travers des sujets classiques, certains tableaux font allusion au régime politique du moment. En France, avec Jacques-Louis David, la peinture d’histoire se tourne vers l’actualité : Marat assassiné (1793), Le Sacre de Napoléon Ier (1806, p. 25).

Traduire ses sentiments

«Le peintre ne doit pas seulement peindre ce qu’il voit devant lui. mais aussi ce qu’il voit en lui-même», déclare Caspar David Friedrich, représentant du courant romantique allemand. Si les artistes néo-classiques veulent former le goût et l’esprit du public, ceux qui se retrouvent au sein du courant dit romantique ont surtout le souci d’exprimer leur sensibilité personnelle. L’expression des sentiments, l’imaginaire, le fantastique prennent la première place. La nature est menaçante, avec ses arbres tordus par le vent, ses tempêtes ; imposante, avec ses falaises et ses gouffres; elle incite à la rêverie ou à la méditation, avec ses couchers de soleil et ses clairs de lune; mais elle ne laisse jamais insensible. Les êtres sont en proie à des sentiments extrêmes et passionnés. Rêves, cauchemars dévoilent l’inconscient, et parfois la folie menace.

Le tragique et l’exotisme

Les artistes romantiques s’inspirent des grands écrivains dramatiques tels que Dante ou Shakespeare, Goethe ou Byron.  L’époque est riche en évènements historiques : les guerres napoléoniennes, la Révolution de 1830, etc. Ils choisissent d’en montrer des épisodes correspondant à leur sensibilité : tragiques – Goya, Les Exécutions du 3 mai 1S0S (1814. p. 219) ; Delacroix, Scènes des massacres de Scio (1823-1824) ; Géricault, Le Radeau de la Méduse (1819, p. 215) – ou exaltants – Delacroix, La Liberté guidant le peuple (1830). Attirés par l’inconnu, ils peignent des thèmes exotiques, ouvrant la voie aux futurs peintres orientalistes – Delacroix, Femmes d’Alger dans leur appartement (1834, p. 31).

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