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L’Art : sculpture et religion : monde indien

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L’Art : sculpture et religion : monde indien

ARTICLELa sculpture de l’Inde et des pays qui ont adopté sa culture répond avant tout, comme l’architecture et la peinture, aux impératifs de la commande religieuse. Afin de mieux comprendre et apprécier cette sculpture, il est nécessaire de connaître quelques-unes des clefs de son répertoire d images, faute de quoi elle paraîtra hermétique, voire absurde.

La statuaire indienne a fait usage de tous les matériaux : la pierre et le bois, généralement sculptés en taille directe, le bronze, fondu à cire perdue, 1’ivoire, la terre cuite, le stuc, le papier mâché…

L image des divinités est stylisée, car les dieux et les déesses ne sauraient être représentés comme des hommes, puisque leurs pouvoirs sont supérieurs. Cette supériorité est parfois symbolisée par des têtes et des bras multiples. C’est ainsi aux antipodes des traditions du monde occidental que se situe la sculpture du monde indien : la Grèce et Rome ont exalté le corps humain dans la représentation des dieux, l’Inde a préféré idéaliser ses divinités, quitte à les rendre impersonnelles et distantes.

La sculpture bouddhique

L’image la plus importante de la religion bouddhique est celle du Bouddha, son fondateur. Elle se distingue de toutes les autres icônes religieuses par des caractéristiques bien précises; en premier lieu, une expression calme et méditative, empreinte de la sérénité nécessaire à l’obtention de l’Éveil.  Les textes qui décrivent le Bienheureux parlent de trente-deux signes distinctifs majeurs et de quatre-vingts autres mineurs, propres au « grand homme », un être d’élection appelé à devenir soit un grand roi soit un bouddha (un « éveillé »).

Seuls quelques-uns de ces signes ont été retenus par les sculpteurs, certains d’entre eux étant impossibles à rendre en sculpture. Les plus souvent figurés sont Yusnïsa, ou protubérance crânienne, Yürnâ, une touffe de poils représentée par une pastille placée entre les sourcils ou au milieu du front, des empreintes de roues, symbole royal, dans la paume des mains ou sous la plante des pieds, des doigts palmés… Les lobes d’oreilles sont distendus à cause des lourds bijoux portés par le Bouddha dans sa jeunesse, alors qu’il était encore un prince.

Vêtu du simple costume des moines, c’est par des gestes de la main, ou mudrâ, qu’il s’exprime. Ainsi, paume tendue vers l’avant et doigts pointés vers le haut, il rassure et donne confiance dans sa Loi: paume tournée vers le fidèle et doigts pointés vers le bas, il accorde une faveur; enfin, mains ramenées à hauteur de poitrine, il fait tourner la roue de la Loi en un geste symbolisant son enseignement.

Divinités importantes dans la foi bouddhique, les bodhisattvas sont des intercesseurs qui possèdent toutes les qualités pour devenir des bouddha, mais refusent cet état afin d’aider tous les êtres à traverser l’océan des existences. Ils sont représentés richement vêtus et parés de nombreux bijoux. Comme pour le Bouddha, des signes distinctifs permettent de les reconnaître. Avalokiteçvara, le plus vénéré de tous, a toujours une fleur de lotus dans l’une de ses mains et l’image miniature d’un bouddha en méditation dans sa coiffure.

La sculpture hindoue

Dieu très important dans la religion hindoue, Çiva est le plus souvent figuré, dans les sanctuaires qui lui sont consacrés, sous la forme du linga. Ce symbole est une représentation stylisée de son phallus en érection, évocation de son pouvoir créateur, et il n’est pas de temple çivaïque, en Inde ou ailleurs, qui n en comporte un. Lorsqu’il est représenté sous son aspect anthropomorphe, le dieu est coiffé du chignon des ascètes et vêtu de manière simple. Sur son front apparaît verticalement le troisième œil, l’œil de la Connaissance. Enfin, il porte divers attributs, comme le trident, le vase à eau ou la hache. De même que toute divinité hindoue, Çiva peut être représenté sous un aspect terrible. Ses parures sont alors faites de serpents 011 de crânes. Une image particulièrement vénérée dans le sud de l’ Inde est celle de Çiva Nataràja, le roi de la danse, qui périodiquement détruit et recrée le monde.

Vichnoi est un dieu salvateur généralement bienveillant. Vêtu comme un prince et paré de riches bijoux, il a pour attributs usuels le disque, la massue, la conque et une fleur ou une graine de lotus. Dans ses diverses activités. le dieu revêt de multiples formes appelées avatàra – de là vient le mot français « avatar » -, ce qui veut dire descente (du dieu sur la terre). Vichnoi peut alors être représenté sous les traits d’un animal, comme une tortue ou un poisson, sous ceux d un être fabuleux mi-humain mi-animal, comme Narasimha, l homme-lion, ou sous ceux d un héros comme Rama ou Krishna.

Dans la riche mythologie hindoue, les dieux sont innombrables. Brahmâ. le créateur du monde, est reconnaissable à ses quatre têtes. Ganf.ça, le dieu à tête d’éléphant, peut abattre les obstacles : 011 l’invoque pour surmonter les épreuves de l’existence, en particulier au moment des examens ! Lakchmi, l’épouse de Vichnoi , est aussi la déesse de la Fortune et de la Beauté. Nandin, le taureau blanc, est la monture de Çiva. Durgâ, son épouse, sauve l’univers d’un démon buffle malfaisant… Tous participent de la création, de la survie ou de la destruction du monde selon la pensée indienne. A chaque nouvelle aube de la vie, ils reviennent jouer leur rôle dans notre inonde et dans les mondes inférieurs et supérieurs, inaccessibles aux humains.

 

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