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Les mouvement dans la peinture : Nouvelle subjectivité

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Les mouvement dans la peinture : Nouvelle subjectivité

ARTICLE

peinture

CONTEXTE

la Nouvelle Subjectivité, clin d’œil à la Neue Sachlichkeit (la Nouvelle Objectivité) de l’école allemande des années vingt. (—► NEUE SACHLICHKEIT), est le titre donné par le conservateur et critique d’art Jean Clair à l’exposition internationale, au Musée national d’Art moderne, à Paris, en 1976. Le peintre anglais David Hockney représente ce mouvement de la fin des années soixante dont la critique est assurée par Charles Harrison. La Nouvelle Subjectivité naît dans un contexte de crise économique et esthétique en réaction à l’art conceptuel, à la théorie minimaliste, à la nouvelle figuration et à l’aspect « superficiel » du pop art, que les peintres récusent dorénavant. Contrairement aux avant-gardistes, les artistes manifestent un souci du « retour (non archaïque) dans la réalité des choses » (Catherine Millet, historienne de l’art). Ils « s’attachent à une observation attentive du monde visible (…) ancré à nouveau du côté des choses » (Jean Clair). Des artistes anglo-américains constituent le noyau de la Nouvelle Subjectivité.

CARACTÉRISTIQUES

Des plus petites aux plus grandes toiles, les artistes utilisent tous formats sur lesquels ils appliquent de la peinture acrylique. Ils utilisent aussi la peinture à l’huile, l’aquarelle, le crayon de couleur ou le pastel. Les artistes choisissent « la réalité des choses », le retour à la figuration, à la nature, en représentant la vue sur un jardin, sur une prairie, une nature morte dans un coin d’atelier, des piscines, des portraits psychologiques.

Dessinateurs et peintres, ils s’attachent à « bien peindre » et à composer leurs toiles selon les lois de la perspective classique et aérienne des maîtres de la Renaissance. Certaines représentations relèvent presque de la photographie, d’autres redeviennent une « surface affective » (Jean- Louis Pradel, historien de l’art), une mémoire où s’inscrit la trace dune émotion, d’une sensibilité, d’un désir, cette « petite sensation » chère à Cézanne qui serait en quête de la « virginité du monde. »

La peinture acrylique offre des aplats de couleurs vives, froids, figes « artificiels ou au contraire sensibles selon le sujet choisi (portrait) et le traitement de la matière picturale. Certains artistes pratiquent aussi une « peinture d’atelier » aux tons chauds, bruns et terreux (Avigdor Arika) La lumière, les ombres portées et les couleurs donnent du volume aux objets.

ARTISTES

Grande Bretagne

David Hockney (né en 1937) et ses amis anglo-américains reviennent au dessin d’après nature. L’art de Hockney est un « mélange insolite de fantaisies dans la construction et de réalités troublantes dans les faits * (Charles Harrison). Il élabore des toiles décoratives, faussement naïve dans une technique très achevée. Il est connu pour sa série de piscine? de Beverley Hill en Californie et ses portraits collectifs et intimistes.

États-Unis

Ronald B. Kitaj (né en 1932) réalise des images souvent ambiguës e: complexes, d’inspiration poétique. À la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, son œuvre se concentre sur l’Holocauste.

France

Le Suisse Samuel Buri (né en 1935) s’installe en France en 1959. Après avoir abordé différents mouvements : l’Action Painting, la nouvelle figuration puis le pop art, il effectue des interprétations optiques de la réalité. Il représente des paysages, son portrait, un chou et Trois fauteuils pour la Nouvelle Subjectivité (1976).

Alberto Gironella

(né en 1929), peintre mexicain, travaille en France. Olivier 0. Olivier (né en 1931), Michel Parré (né en 1938) de la coopérative des Malassis, Sam Szafran (né en 1934), Christian Zeimert (né en 1934). Avec eux, le dessinateur Topor, l’écrivain espagnol Fernando Arrabal et le metteur en scène chilien Jodorowsky constituent le GROUPE PANIQUE en 1962.

Panique a pour origine Pan, dieu à cornes et pieds de bouc qui terrorisait les bergers et les bergères. Le retour à la réalité empreint de visions, d’un mauvais goût raffiné, d’humour macabre, d’insolite, de dérision et d’irrationnel habite leurs tableaux : perspectives proches d’Escher, titres dadaïstes ou surréalistes, parodies morbides des grands sujets classiques (Michel Parré substitue un lapin écorché au Christ sur une croix) ou de leur environnement immédiat (Un aviateur irlandais prévoit sa mort, ombre portée d’un avion dans un paysage, Olivier, 1975).

ŒUVRES

A Bigger Splash

« Un plus grand éclaboussement », Hockney, 1967, Tate Gallery, Londres.

Mr. and Mrs. Clark and Percy

Hockney, 1970-1971, Tate Gallery, Londres.

La Reine Mariana

Gironella, 1964, collection particulière.

VIDEOS

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