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Les mouvements dans la peinture : École de Barbizon

Vous êtes ici : » » Les mouvements dans la peinture : École de Barbizon ; écrit le: 17 mai 2012 par La rédaction

Les mouvements dans la peinture : École de Barbizon

CONTEXTE

l’école de Barbizon s’applique à une étape importante du paysage français entre 1830 et 1860. La mécanisation et l’essor des grandes villes devenues inhumaines pousse des peintres à s’évader de la civilisation. Ils se retrouvent dans le petit hameau de Barbizon, à la lisière de la forêt de Fontainebleau et réalisent les premiers « morceaux de nature » de la peinture de paysage française. Ces artistes rompent avec la tradition du paysage historique (-» CLASSICISME) et se réfèrent au paysage hollandais du XVIIe siècle. Les œuvres conservent l’empreinte romantique par la charge émotionnelle et certains éléments visuels (—» ROMANTISME).

CARACTÉRISTIQUES

Les paysagistes de l’école de Barbizon exécutent des esquisses directement d’après nature et les transcrivent dans les toiles de petit format à l’atelier. Ils conservent la technique rigoureuse et patiente des couches picturales superposées. Lors de promenades, leur attention se porte sur les rochers, le sable et les arbres de la forêt de Fontainebleau. La vie de la ferme, la campagne, la terre sensuelle et féconde leur inspirent des tableaux bucoliques. Les peintres de Barbizon rendent compte d’une ambiance lumineuse vraie et des reflets éphémères du soleil. Cependant, la palette reste traditionnellement basée sur les valeurs des teintes du clair au sombre. Les bruns chargés de bitume dominent, ainsi que les jaunes et les verts sombres. Des épaisseurs de pâte colorée accrochent les lumières et la touche libre traduit l’émotion.



ARTISTES

Le sculpteur Antoine-Louis Barye (1796-1875) se joint aux peintres de Barbizon en 1841 et place des animaux exotiques dans de petits paysages vigoureusement empâtés.

Narcisse Virgile Diaz de La Pena

(1807-1876) montre les éclats de lumière poétiques dans les clairières de la forêt de Fontainebleau. A la suite des peintres hollandais du XVIIe siècle, Constant Troyon (1810- 1865) s’intéresse aux animaux domestiques et particulièrement aux vaches. Bien que représentatif de l’École, Jules Dupré (1811-1889) vient rarement à Barbizon. Son style lyrique s’inspire de l’Anglais Constable.

Théodore Rousseau

(1812-1867) considéré comme le chef du groupe, s’installe définitivement à Barbizon en 1848.11 observe avec mélancolie les arbres de la forêt de Fontainebleau et de vastes horizons dénudés.

Jean-François Millet

(1814-1875) se fixe à Barbizon en 1849. Il imprègne ses tableaux d’un sentiment authentique et poétique.

Charles Daubigny

(1817-1878) fait le lien avec les futurs impressionnistes en peignant « sur le motif » par petites hachures de couleurs pures. Barbizon constitue pour Gustave Courbet (1817-1877) une étape vers le réalisme.

OEUVRES

La Mare aux chênes

Dupré, vers 1850-1855, musée du Louvre, Paris.

La Rentrée du troupeau

Troyon, 1856, musée de Reims.

La Mare aux hérons

Daubigny, 1857, musée du Louvre, Paris.

Les Hauteurs du Jean de Paris

Diaz de La Pena, 1867, musée d’Orsay, Paris.

Intérieur de forêt

dit le Vieux Dormoir du Bas-Bréau, Rousseau, 1837-1867, musée du Louvre, Paris.

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