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Les mouvements dans la peinture : Fauvisme

Vous êtes ici : » » Les mouvements dans la peinture : Fauvisme ; écrit le: 18 mai 2012 par La rédaction modifié le 23 octobre 2018

Les mouvements dans la peinture : Fauvisme

CONTEXTE

le fauvisme, mouvement pictural français, s’affirme au Salon d’automne en 1905 et s’éteint en 1907. Le style novateur doit son appellation au journaliste Louis Vauxcelles qui qualifie ses représentants de « fauves ». Les peintres désirent séparer la couleur de sa référence à l’objet et libèrent sa force expressive. Ils réagissent de manière provocatrice contre les sensations visuelles de l’impressionnisme (—► IMPRES­SIONNISME) et répondent avec violence au défi de la photographie. Enrichi par les expériences colorées néo-impressionnistes (-> NEO- IMPRESSIONNISME) le fauvisme se réfère à la poésie des tons de Paul Gauguin et à la libération du trait dans l’œuvre de Toulouse- Lautrec. L’inspiration des arts africain et océanien marque l’esthétique fauve, elle se développe en relation avec celle des expressionnistes (—► EXPRESSIONNISME) sans en adopter le contenu tragique. De rares marchands, parmi lesquels Ambroise Vollard et Berthe Weill, soutiennent les Fauves, tandis que la critique et le public montrent beaucoup d’hostilité.



CARACTÉRISTIQUES

Les sujets, paysages, nus et portraits, restent figuratifs mais d’une représentation simplifiée. Le tableau fauve s’accorde à la planéité du support, nie la profondeur et les volumes.

La ligne ondoie et modifie les formes. La nature, filtrée par la pulsion subjective de l’artiste, est exprimée par des plages de couleurs pures souvent violentes et intensément lumineuses. L’apprêt blanc renforce l’intensité des couleurs. L’emportement de la touche traduit les émotions.

ARTISTES

Henri Matisse

(1869-1954), considéré comme le chef de file du mouvement, entrechoque les tons purs pour opposer les plans.

Il abandonne ensuite le style esquissé pour l’arabesque et la subtilité des accords colorés.

Georges Rouault

(1871-1958) rencontre Marquet et Matisse dans l’atelier de son maître Gustave Moreau. Il se démarque par une palette austère et suggère la misère humaine.

Henri Charles Manguin

(1874-1949) applique un fauvisme retenu.

Albert Marquet

(1875-1947) adopte les couleurs pures dès 1897 et évolue vers une peinture calme et nuancée dès 1907. Derain convertit Maurice De Vlaminck (1876-1958) à la peinture en 1900. L’esthétique fauve permet à l’artiste de crier sa haine du conformisme.

Raoul Dufy

(1877-1953) travaille en compagnie de Marquet sur la côte normande. Le peintre joint la netteté du dessin aux couleurs vives.

Le peintre français d’origine hollandaise Kees Van Dongen (1877-1968) étale des plans colorés sinueux et conserve longtemps une palette hardie. Très proche de l’expressionnisme, il présente des dessins à l’exposition de Die Brücke en 1908 à Dresde.

Charles Camoin

(1879-1964) travaille à Saint-Tropez avec Manguin et Marquet en 1905, il y revient tout au long de sa vie.

André Derain

(1880-1954) adopte en 1905 une touche large et carrée avec un coloris lyrique vert, bleu et violet.

Georges Braque

(1882-1963), le dernier à entrer dans le groupe en 1906, manifeste un souci de réflexion dans l’organisation des formes allié à la délectation des couleurs.

ŒUVRES

Le Pont de Chatou

De Vlaminck, 1906, musée de l’Annonciade, Saint-Tropez.

L’Estaque

Braque, 1906, Musée national d’Art moderne,

Centre Georges-Pompidou, Paris.

Pont sur la Tamise

Derain, 1906, musée de l’Annonciade. Saint-Tropez.

La Gitane

Matisse, 1906, musée de l’Annonciade, Saint-Tropez.

Le Quatorze-Juillet au Havre

Marquet, 1906, musée de Bagnols-sur-Cèze.

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