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Les mouvements dans la peinture : Japonisme

Vous êtes ici : » » Les mouvements dans la peinture : Japonisme ; écrit le: 18 mai 2012 par La rédaction modifié le 23 octobre 2018

Les mouvements dans la peinture : Japonisme

CONTEXTE

dans le dernier quart du xix’ siècle, les estampes, les xylographies, les recueils de motifs et les objets d’art japonais produits à l’intention des étrangers influencent la peinture, l’architecture et les arts décoratifs occidentaux. Au-delà de l’exotisme des « japonaiseries », l’art japonais nourrit une réflexion plastique neuve commune à plusieurs mouvements (-> IMPRESSIONNISME, PONT-AVEN, NABIS, ART NOUVEAU). Un traité commercial signé en 1854 entre le Japon et les États-Unis amorce des échanges avec la Grande-Bretagne, la Russie, les Pays- Bas et la France. Les œuvres des artistes Hokusai et Utamaro soulèvent l’enthousiasme. Les frères Jules et Edmond de Goncourt contribuent à la connaissance de l’art japonais et Samuel Bing, marchand d’objets d’art orientaux, organise des expositions d’estampes et fonde la revue le Japon artistique.



CARACTÉRISTIQUES

Les artistes peignent sur des toiles carrées ou adoptent le format rectangulaire en hauteur, inspiré des kakémonos ramenés du Japon. Les compositions présentent des cadrages insolites (premier plan oblique). Le sol est relevé à la surface du tableau et la scène principale rejetée au deuxième plan. Le rôle accordé au hasard dans l’art japonais inspire les peintres. Ils apprécient les formes irrégulières, les motifs vermiculés ou floraux stylisés, les courbes décoratives (tiges, vagues) et les grandes diagonales. Ils cernent les motifs d’un trait noir. Les peintres délaissent le clair-obscur et suggèrent le modelé et les volumes par l’opposition franche des teintes plates et vives.

ARTISTES

La touche en bâtonnet de Vincent Van Gogh (1853-1890) proviendrait de l’observation des crépons.

Toulouse-Lautrec

(Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa, dit, 1864-1901) libère le trait, simplifie les formes et l’espace. L’image de ses prostituées s’inspire des estampes japonaises érotiques de Hiroshige et d’Utamaro.

Pierre Bonnard

(1867-1947), surnommé le « Nabi très japonard », se procure des crépons et du papier de riz dans les grands magasins et avoue devoir aux Japonais ses motifs à carreaux.

ŒUVRES

Le Père Tanguy

Van Gogh, vers 1887, musée Rodin, Paris.

Le Peignoir

Bonnard, 1890, musée d’Orsay, Paris.

La Danse au Moulin-Rouge

(la Goulue et Valentin le Désossé). Toulouse-Lautrec, 1895, musée d’Orsay, Paris.

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