Un site du réseau encyclopédique Savoir.fr
➔ ARTS ET DECORATION

Les mouvements dans la peinture : Neue Sachlichkeit

Vous êtes ici : » » Les mouvements dans la peinture : Neue Sachlichkeit ; écrit le: 19 mai 2012 par La rédaction

Les mouvements dans la peinture : Neue Sachlichkeit

CONTEXTE

Entre 1918 et 1933, une nouvelle génération d’artistes et d’intellectuels allemands affirme sa responsabilité sociale. La tendance Neue Sachlichkeit (« Nouvelle Objectivité ») manifeste cette attitude dans les domaines de la littérature, du cinéma, de la photographie, de l’architecture et de la peinture.



Les peintres optent pour une figuration réaliste détaillée, rejettent l’effusion sentimentale et picturale des expressionnistes ( EXPRES­SIONNISME) ainsi que les spéculations intellectuelles (—» CUBISME). Beaucoup d’entre eux proviennent du mouvement Dada. En 1925, l’exposition « la Nouvelle Objectivité. La peinture allemande depuis l’expressionnisme », organisée à la Kunsthalle de Mannheim par l’historien de l’art Gustav H. Hartlaub, consacre le style.

CARACTÉRISTIQUES

Les artistes affectionnent le portrait et l’autoportrait. Ils analysent la société contemporaine avec cruauté et pessimisme. Les tableaux présentent la ville industrielle sous ses aspects les plus sombres, renvoient l’image d’une société médiocre et malsaine et exposent les trafiquants, les profiteurs de guerre, les militaristes, les mutilés, les prostituées et les mendiants. Les physionomies apparaissent simplistes ou caricaturales. En revanche, les objets sont minutieusement détaillés.

Les angles droits rythment l’espace et enferment les personnages. Le dessin analyse avec la même précision le premier plan et le fond. Les artistes accusent la froideur des tableaux par l’insensibilité de la touche.

ARTISTES

Max Beckmann

(1884-1950) dépasse l’expressionnisme pour atteindre une objectivité froide. La ville devient le miroir d’une société mesquine et banale.

Rudolf Schlichter

(1890-1955), grand portraitiste, rend compte avec ironie du chaos de son époque.

Otto Dix

(1891-1969), le peintre le plus important de cette tendance, porte son attention sur les comportements humains et non sur la critique sociale. Il ne montre pas les horreurs de la guerre, mais les suggère.

George Grosz

(1893-1959) revient effondré du front et exprime sa haine de la guerre dans le contexte des villes. Il  affine un style, dont il dit qu’il a « la dureté du couteau ». La satire politique et la critique dirigées contre les militaires et les capitalistes laissent place à la dérision, à la fin des années trente.

Christian Schad

(1894-1982) rejoint les partisans de la Neue Sachlichkeit vers 1925 et analyse avec une grande précision technique les types psychologiques et sociaux.

Albert Carel Willink

(1900-1983) illustre le RÉALISME MAGIQUE. Contemporain de la Neue Sachlichkeit, ce style s’inspire de la peinture métaphysique par la traduction minutieuse de la réalité et propose une vision pessimiste ou insolite de la société.

ŒUVRES

Pierrette et le Clown

Beckmann, 1925, Kunsthalle, Mannheim.

Les Piliers de la société

Grosz, 1926, Nationalgalerie, Berlin.

La Journaliste Sylvia von Harden

Dix, 1926, Musée national d’Art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris.

Monde mort

Schlichter, 1926, Staatsgalerie, Stuttgart.

L’Opération

Schad, 1929, Lenbachhaus, Munich.

Vidéo : Les mouvements dans la peinture : Neue Sachlichkeit

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Les mouvements dans la peinture : Neue Sachlichkeit

← Article précédent: Article suivant:

Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles