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Les mouvements dans la peinture : Suprématisme

Vous êtes ici : » » Les mouvements dans la peinture : Suprématisme ; écrit le: 18 mai 2012 par La rédaction

Les mouvements dans la peinture : Suprématisme

CONTEXTE

Ce mouvement d’avant-garde russe se développe entre 1913 et 1918 et aboutit à une forme d’abstraction absolue. Le suprématisme, dérivé du mot « suprême », caractérise l’art de Kazimir Malévitch. Il  publie en 1915 le Manifeste du suprématisme et expose ses théories en 1916 dans un essai intitulé Du cubisme et du futurisme au suprématisme. Comme l’indique ce dernier titre, des mouvements picturaux participent à la construction de son art. Parallèlement, Malévitch adhère à la philosophie nihiliste russe (négation radicale du monde tel qu’il est, injuste et mauvais) et, par extension, il remet en question la peinture telle qu’elle est pour privilégier la recherche de la vérité. Cette vérité passe par le dépouillement, le rejet de tout. À partir du « rien » du « nihil », sa quête est possible. Du cubisme il a retenu l’essentiel : la nécessité d’animer l’espace en y inscrivant la forme. Aboutissement du suprématisme, l’expression pure de l’espace se lie au point où la forme, la couleur et l’espace se rejoignent pour exprimer le « rien », l’absence, qui relève de l’absolue présence de l’abstraction pure, état suprême de la peinture.



CARACTÉRISTIQUES

Kazimir Malevitch peint sur des formats de dimensions moyennes. Il affirme la souveraineté de la forme abstraite et géométrique. Carrés, rectangles, cercles, triangles et croix se touchent, se superposent ou s’ignorent. Les couleurs vives et variées, jaune, rouge, bleu, brun, vert et noir s’animent sur un fond blanc. Ses œuvres ne sont ni signées, ni datées. Le caractère radical de sa démarche s’affirme par la présence du carré dans un espace carré qui réunit les deux pôles opposés de la couleur, la fin et le commencement : Carré noir sur fond blanc peint vers 1913. En 1918, avec son Carré blanc sur fond blanc, la couleur est poussée à ses dernières limites.

Dans cette toile, seule une légère inflexion du blanc sépare le « carré- forme » de la « toile-espace ». Ce tableau lui-même n’est plus qu’une allusion à la peinture : « Le suprématisme est le sémaphore de la couleur dans l’illimité. (…) J’ai pénétré dans le blanc (…). J’ai atteint le monde blanc de l’absence d’objet qui est la manifestation du rien dévoilé » (Malevitch).

ARTISTES

Kazimir Severinovitch Malevitch

(1878-1935) fonde par sa seule réflexion le suprématisme auquel son nom est attaché.

Eliazar Lissitzky

(1890-1941), peintre et architecte suprématiste, devient membre du Bauhaus dès sa fondation, en 1919. Entre 1920 et 1930, le dynamisme du suprématisme de l’artiste s’associe à l’élémentarisme de Théo Van Doesburg (1883-1931).

Ivan Vassilievitch Klioune

(1873-1943) adhère au suprématisme en 1915 après avoir été l’élève de Malevitch.

ŒUVRES

Supremus n° 50

Malevitch, 1915, Stedelijk Muséum, Amsterdam.

Proun 4B

El Lissitzky, 1919-1920, collection Thyssen-Bornemisza, Lugano, Suisse.

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Une réponse pour "Les mouvements dans la peinture : Suprématisme"

  1. Patello  16 avril 2013 at 18 h 39 min

    Merci Larousse !

    Répondre

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