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Les paysagistes en france depuis 1945:Création d’une formation

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Les paysagistes en france depuis 1945:Création d’une formation

ARTICLE

«Faisons des espaces verts, tant qu’on ne parle pas de nous… » Autrement dit : hâtons-nous, travaillons, tant que cela n’inté­resse personne ! Aujourd’hui où l’on parle beaucoup d’eux, de l’environnement et du paysage, cette phrase prononcée en 1954 par le paysagiste Henri Pasquier prête à sourire et suscite quelques questions : les discours auraient-ils désormais remplacé l’action ?

Depuis quelques années la contribution des paysagistes aux aménagements d’espaces publics urbains s’est considérablement développée. Leur apport à la réflexion sur les transformations du territoire, à l’échelle du paysage agricole ou des infrastructures nationales, est de plus en plus recherché. À l’heure d’un intérêt accru pour tout ce qui concerne l’environnement, il semble important de s’intéresser à l’histoire de ce métier, d’en comprendre la genèse et de préciser ce qui caractérise son approche de l’espace et en fait l’actualité.

Création d’une formation

En décembre 1945, le général de Gaulle signe le décret de création de la « Section du paysage et de l’art des jardins » à l’École nationale d’horticulture de Versailles. L’exposé des motifs parle de « constituer le cadre d’édifices publics, de stades et de villes entières, de transformer le milieu naturel, pour consti­tuer un cadre de verdure non seulement beau mais utile au plan de l’hygiène,^ejréaliser des agglomérations urbaines (…) et participer aux travaux de reconstruction d’une rare ampleur nécessités par les dégâts incalculables commis par la guerre ». Qu’en a-t-il été ? Les nouveaux diplômés jouèrent-ils un rôle dans la fabrication des villes ?

Nous chercherons ici, à travers l’approche de projets repré­sentatifs, à mettre en évidence les acquis de l’activité des paysa­gistes après la guerre et à montrer en quoi ils ont contribué à définir la posture actuelle du paysagiste. Le cycle étudié se clôt dans les années soixante-dix, lorsque le choc pétrolier sonne le glas des opérations démesurées, que la « Section » (du paysage et de l’art des jardins) ferme et que la création de l’actuelle École natio­nale supérieure du paysage (ENSP) s’amorce.

Pour raconter cette histoire, nous sommes partis de ce qui caractérise les approches paysagistes actuelles, de leur culture commune. Pour nous, le paysagiste est celui qui nourrit sa pratique de la conception des espaces habités par une culture du milieu vivant. Nous nous sommes appuyés sur les outils du projet de paysage : rapport au site, dessin de l’espace vide, travail du sol, utilisation des végétaux, prise en compte de la notion de temps. Un passé proche voué aux statuts margi­naux, aux situations bancales et aux moyens limités ferait d’eux les héros prédisposés pour affronter les périphéries urbaines et les grandes échelles.

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