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Les plumes et les fleurs

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Les plumes et les fleurs

ARTICLEPlus que de simples ornements, les plumes et les fleurs artifi­cielles sont de véritables parures indispensables à la haute cou­ture et aux tenues de cérémonie. Dépendantes de la mode, les plumes et les fleurs nécessitent un savoir-faire que seuls quelques artisans détiennent encore.

 

Les plumes et les fleurs dans le vêtement

□   La plume est intimement liée à l’histoire de l’homme et de son costume, du mythologique serpent à plumes des Indiens d’Amérique centrale aux parures guer­rières des tribus des Indiens d’Amérique du Nord.

□   De nos jours, la plume concerne la haute couture et le music-hall. Des couturiers tels Yves Saint Laurent, Thierry Mugler ou Lolita Lempicka, sont restés fidèles à cet ornement qui allie douceur et légèreté.

□   Les oiseaux sont plumés pour récupérer leurs atours, qui repousseront à la sai­son suivante. De nombreux oiseaux exotiques fournissent leur plumage au monde de la couture, le plus triste exemple étant celui de l’oiseau de paradis, qui a totale­ment disparu. Huit catégories d’oiseaux de basse-cour peuvent fournir des plumes : les poules, les coqs, les faisans, les canards, les autruches, les pigeons, les oies et les cygnes.

□   Les fleurs artificielles sont fabriquées à partir de la soie, du coton et de ses déri­vés, ou des matières plastiques, avec la vocation d’imiter les fleurs naturelles. Au XVIIIe siècle, elles sont très prisées. À partir du siècle suivant, elles seront reléguées à l’ornementation. Les principaux débouchés restent la haute couture et les acces­soires (chapeaux, broches, etc.).

Le métier de fleuriste en fleurs artificielles

□   Ce métier est proche de celui des plumassiers. D’ailleurs, en 1776, les fleurs sont réalisées par « les faiseurs de modes et les plumassiers ». La coutume voulait que les fleurs garnissent les tenues d’hiver et les plumes celles d’été.

□   Pour être un créateur de fleurs artificielles, il faut être méticuleux, sensible aux couleurs et bien connaître les fleurs. La fabrication suit des étapes précises. Dans un premier temps, le fleuriste découpe aux fers les pétales dans la matière, puis les met dans un bain de teinture. Après un nouveau trempage, il les travaille avec des outils chauffés pour donner une forme : en boule, en galbe ou effilée. Ce n’est qu’après que le bouquet peut être constitué de manière définitive.

Le métier de plumassier

□   La plume est une matière très délicate et fragile à travailler, et réclame de la patience. La base du métier de plumassier réside dans le placement des plumes par collage à plat, en rond, en volume ou en damier. La plume, après avoir été net­toyée et teinte, est transformée pour devenir vêtement ou ornement.

□   Mais le métier de plumassier, c’est aussi l’apprentissage d’un vocabulaire très élaboré et imagé, où l’on rencontre des boas glycérines, des aigrettes en nageoires, des pampilles en collets, des hyphes en colifichets, des ocelles en pala­tine, des faisceaux en bouquets et des touffes pleureuses.

 

Un manteau a plumes griffe yves saint laurent

Sur un support de mousseline, ont été accrochées à la main plus de 1 000 plumes de vautour, 1 kg de plumes de coq et plus de 250 plumes de faisans dont toutes les tonali­tés naturelles ont été conservées.

Il a fallu près de 300 heures aux ateliers de la maison Lamarié pour travailler les plumes et plus de 40 heures pour réali­ser cette parure aérienne qui a été pré­sentée sous le simple n°82 lors du défilé haute couture 1990-1991 de Yves Saint Laurent. Dernière précision, le manteau ne pèse que 2,2 kg.

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