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Teinture sur nœuds

Vous êtes ici : » » Teinture sur nœuds ; écrit le: 17 avril 2012 par La rédaction modifié le 12 novembre 2014

teinture-sur-nœudsTeinture à la réserve:

Ne teindre que certaines parties d’une pièce de tissu est un processus compliqué ; la tendance naturelle du colorant est évidemment de se répandre dans toutes les fibres. Il est donc plus facile de préparer l’étoffe de manière à contrarier ce phénomène. La teinture sur nœuds est l’une des méthodes les plus simples de teinture à la réserve.

Technique:

Si de la ficelle est étroitement nouée autour d’un ballot de tissu avant que celui-ci ne soit teint, elle résistera à la pénétration de la teinture et, une fois détachée, on obtiendra un cercle non teint.
Nouer le ballot à intervalles réguliers fera naître des cercles concentriques, faire des noeuds indépendants (voir les schémas à droite) un motif d’anneaux plus petits. En Inde et en Indonésie, le tissu est froncé du bout du doigt, puis noué. En Afrique occidentale, il est parfois noué autour d’une pierre ou d’un bâton, pour contrôler la forme de la zone placée en réserve ; au Japon, on obtient des motifs très délicats en nouant de minuscules bouts de tissu contenant un grain de riz pour maintenir la ficelle en place.
Si le tissu est plié ou plissé, puis noué avant d’être teint, comme c’est souvent le cas chez les Yoruba du Nigeria, on peut obtenir des motifs en zigzag ou en croisillons.
Au Sénégal et en Gambie, « mettre en botte » le tissu avant de le nouer pour le teindre permet l’obtention d’un effet marbré.
En répétant le processus à plusieurs reprises et en changeant de colorant à chaque fois, on peut obtenir un effet polychrome. C’est ce qu’en Indonésie on appelle plangi, ce qui veut dire « arc-en-ciel ».



Répartition géographique:

La teinture sur nœuds est pratiquée en Amérique Latine, au Moyen-Orient, dans le Caucase, en Afrique et dans toute l’Asie. On l’appelle plangi en Indonésie, shibori au Japon et handhani en Inde et au Pakistan.
Au XVI IIe siècle, les handhani indiens étaient si recherchés qu’en anglais on finit par appeler bandana un mouchoir tacheté. Dans les années 60, la technique de teinture sur nœuds se répandit en Occident et les hippies de San Francisco se mirent à porter des vêtements et des foulards de ce type.

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