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Textiles : Franges, Passementerie

Vous êtes ici : » » Textiles : Franges, Passementerie ; écrit le: 18 avril 2012 par La rédaction modifié le 26 octobre 2018

Franges:

les franges sont connues depuis des millénaires ; on les aperçoit sur certaines sculptures de pierre babyloniennes datant du vin’ siècle avant J.-C. A Java, elles sont si populaires que le châle en batik dit selendang, porté par toutes les femmes, en simule l’effet.



Techniques:

Quand on ôte du métier un textile tissé, il en pend toujours des franges de fils de chaîne qui n’ont pas été intégrés aux fils de trame. L’effet est attirant mais peu durable, le tissu ayant tendance à s’effilocher ; on a donc mis au point des méthodes plus élaborées. La plus simple, et la plus répandue, consiste à nouer les fils de chaîne entre eux, en leur donnant la même longueur, pour créer ainsi une rangée de glands.
Une technique plus sophistiquée consiste à diviser chacun de ceux-ci en deux, puis à nouer une moitié à sa voisine de gauche et l’autre à sa voisine de droite. Répété, cet effet donne une structure un peu semblable à un filet. En Asie centrale, on a recours à un procédé encore plus subtil : les fils de chaîne ne sont pas regroupés en nœuds, mais en tresses, qui sont soit plissées, soit travaillées un peu comme dans le macramé. Parfois, elles sont entrelacées obliquement, et peuvent être allongées vers le bas pour former un filet. Cette technique a souvent été utilisée seule pour des sacs destinés à contenir des cuillères, ou à titre décoratif pour des ornements et des harnachements destinés au bétail.
A l’occasion, des fils supplémentaires peuvent être ajoutés aux extrémités, ou aux côtés, des tissus et des vêtements, pour servir à la fabrication de franges d’allure luxueuse.

Textiles : Franges, Passementeriepassementerie:

la passementerie est issue de la frange : une simple extrémité devient un ornement qui ajoute comme une troisième dimension au tissu et lui donne, par son balancement, quelque chose de vivant ; aussi le procédé est-il très répandu, qu’il s’agisse de vêtements ou de harnachements destinés aux animaux.

Techniques:

La forme la plus simple consiste à nouer en un nœud unique un ensemble de fils de chaîne.
Une méthode plus élaborée consiste à nouer en son milieu un ensemble de fils faisant deux fois la longueur désirée, puis à le plier en deux et à nouer ensemble les deux moitiés. La partie correspondant au gland est parfois agrandie en l’enroulant sur un morceau de tissu ou de bois.
Le pompon, de forme sphérique, est réalisé en plaçant l’un contre l’autre deux anneaux de carton, que l’on recouvre ensuite d’un fil qui passe par leur milieu. Quand le trou central est plein et qu’on ne peut plus ajouter de fil, on coupe celui-ci en longeant la circonférence des cartons, de façon à pouvoir créer un nœud. Puis on enlève les cartons et le fil se détend en formant une boule que l’on orne souvent de perles, de nœuds, de broderies ou de cordelettes.

Répartition géographique:

On recourt à la passementerie partout où on fabrique des textiles, non seulement pour assurer la solidité des bords, mais aussi pour des raisons purement décoratives. Dans le monde entier, elle permet ainsi d’orner tapis, vêtements, sacs, ornements de la maison ou du bétail. On se contente parfois d’un seul élément de taille imposante, mais souvent on en utilise toute une série, pour souligner le mouvement des vêtements ou du bétail.
La passementerie est connue dans de nombreux pays, mais la plus raffinée est sans doute celle de Chine et du Japon.

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