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Le vêtement : L’impression

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[tab:ARTICLE]L’impression est la décoration d’une étoffe avec un motif répéti­tif. Elle a pour but d’obtenir un dessin plus ou moins important. Pour cela on utilise une pâte colorée, imprimée sur le tissu selon différentes techniques. Les débuts de l’impression remon­teraient au deuxième millénaire avant Jésus Christ, en Inde.

Les principes d’impression

□ Le fixé lavé : le colorant imprimé est fixé par un passage de l’étoffe dans un appa­reil de vaporisage. Elle est ensuite lavée pour éliminer les produits épaississants.

□ L’impression pigmentaire : les différents pigments minéraux ou organiques sont incorporés à des résines et fixés à l’air chaud.

D Le transfert ou sublichromie : le dessin est d’abord imprimé sur un papier, avec des encres pour colorant. Les dessins sont transférés, par l’action de la chaleur, du papier au tissu. Ce procédé est plus souvent appliqué aux tissus polyesters.

Les techniques

□ L’impression à la planche est un procédé artisanal. On grave les dessins en relief sur une planche en bois. Les dessins sont enduits de colorant. La planche est appliquée sur les tissus.

□ L’impression par rouleau est la version mécanique de la précédente. Des cylindres de cuivre sont gravés en creux, et on y dépose la couleur. Le tissu à imprimer passe en continu avant d’être séché.

□  L ’impression au cadre plat ou sérigraphie est basée sur l’utilisation d’un cadre sur lequel est tendue une toile de polyester très serrée et recouverte d’un vernis protecteur. Le dessin est gravé sur le vernis, les parties ne devant pas être impri­mées ayant été bouchées par le vernis. La pâte de couleur est mise dans le cadre et traverse la toile sans vernis.

n L impression au cadre rotatif est constitué d’un rouleau creux formé d’une toile métallique de cuivre ou d’acier. Le rouleau est percé aux endroits devant être imprimés. Le colorant est injecté à l’intérieur du rouleau. On utilise autant de rou­leaux que de couleurs voulues.

□ Le flocage  consiste à saupoudrer une étoffe de fibres courtes et colorées. Ces poils, appelés flock, sont maintenus par collage. L’excès est éliminé après séchage du tissu. Cette technique donne des aspects de simili-velours ou de simili-daim.

□ Le pochoir est une technique facilement réalisable de manière artisanale. Une plaque découpée représentant le dessin est appliquée à la teinture à la brosse ou au pistolet.

□ Le batik est une méthode ancienne, originaire des Indes néerlandaises et intro­duite en Europe au xvif siècle. On applique de la cire sur le tissu et on trace le des­sin. Le passage dans un bain de teinture permet d’obtenir un motif. La craquelure est obtenue en chiffonnant l’étoffe enduite. La couleur pénètre de manière irrégu­lière. La cire est éliminée par un passage en eau bouillante.

□ Le dévorages’applique à des supports composés de deux fibres distinctes. On dispose une pâte d’impression contenant un agent chimique qui détruit l’une des fibres. Cette technique d impression donne des étoffes ajourées, comme trouées.

Une méthode africaine de réserve ; le mahaju

■  L’impression par nouage

Cacher une partie de l’étoffe pour la teindre est le principe de base de toute méthode de réserve.

Il existe en Afrique occidentale diffé­rentes techniques de teinture par réserve, parmi lesquelles le mahaju, dérivé du shibori japonais, qui se pra­tique par le nouage du tissu avec un fil enduit de cire. Le mahaju ne nécessite aucun matériau spécifique. On utilise simplement un morceau de tissu dans lequel on fait des nœuds.

■  Le vêtement

comme monnaie d’échange Si l’origine de l’apparition de ces tein­tures en Afrique occidentale reste mys­térieuse, cette partie du continent a depuis toujours excellé dans l’art des tissus imprimés. Ces étoffes aux dessins complexes et raffinés, décorés par cette méthode de réserve, jouent un rôle majeur dans la vie sociale africaine. Souvent teints en bleu indigo, les vête­ments réalisés sont portés lors de céré­monies et de fêtes, et symbolisent la richesse et le rang social de la personne qui les porte. D’ailleurs, le vêtement a longtemps été considéré comme mon­naie d’échange.

Cet artisanat s’est d’abord développé au Sénégal, au Mali et au Nigeria, avant de rayonner dans tout l’Ouest africain. L’introduction du coton, dès le Moyen Âge, et la maîtrise de l’indigo par cer­tains peuples ont stimulé la création de nombreuses zones de teinture.

Ces techniques ont subi de plein fouet le développement des tissus imprimés européens, dès le milieu du xxe siècle. Le mahaju et ses dérivés sont en voie d’extinction malgré leur extrême variété.

■   Quelques notions techniques

Le matériel

Outre les teintures choisies, on a besoin de tissu fin, de sel de cuisine, de soude de ménage et d’un récipient émaillé.

Le pliage

On roule ou on plie le tissu en une longue bande étroite, puis on le noue à plusieurs endroits. On peut également tordre le tissu et faire un nœud à la pointe ou plusieurs nœuds aux quatre coins du tissu.

La teinture

On plonge le tissu dans le bain de tein­ture. Quand le tissu a pris la teinte dési­rée, il faut le rincer soigneusement et le sécher. Le résultat dépendra de la place des nœuds et des jeux de couleurs.

 

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