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Esthétique de l’environnement : l’authenticité de la perception esthétique du paysage

Vous êtes ici : » » Esthétique de l’environnement : l’authenticité de la perception esthétique du paysage ; écrit le: 30 janvier 2014 par La rédaction

l’authenticité de la perception esthétique du paysage Où se situe alors l’authenticité ? Il semble en effet inévitable que se produise une continuelle invention des choses en suivant les suggestions offertes par le mythe et l’histoire, par les arts et la littérature, par les promenades solitaires comme par les explorations en des lieux plus reculés (par exemple l’exotisme de l’Inde et de l’Extrême-Orient).

Sur ce thème de l’authenticité de la perception esthétique du paysage, il est bon aussi de rappeler deux autres exemples : le palais Piccolomini de l’ienza et le château de Linderhof. Le premier fait référence a un grand modèle de la Renaissance, exemple d’une parfaite intégration de l’architecture dans le paysage et d’une étroite corrélation entre édifice et environnement ; l’environnement naturel se constitue en “objet esthétique”, de la même façon que la forme de l’édifice est conçue de telle sorte que les arcades de la loggia délimitent, à la manière d’un cadre, l image du paysage toscan (val d’Orcia, mont Amiate, Radicofani). Cette vue, pour Il Keller et R. Assunto, pourrait avoir été absolu­ment décisive pour l’orientation complexe de tout le palais ; on peut penser, en effet, que tout le bâti­ment a été ainsi délibérément édifié pour faire face un tel paysage. On peut ainsi découvrir comment I architecture a intentionnellement établi un certain type de relation favorisant une action réciproque ieussie, résultat de la culture, de la civilisation, de l’histoire ; cette action est tellement importante et eentrale que toute altération morphologique du paysage entraînerait une mutilation irréparable de l’objet esthétique comme unité formée par l’édifice et son environnement, une altération violente de ses  valeurs formelles. Le second fait référence à l’effet st énographique de la grotte artificielle du château de Linderhof de Louis de Bavière et à la vue de la « hambre à coucher du roi. Debout ou allongé, le roi pouvait contempler les paysages romantiques à travers la fenêtre qui tenait lieu de cadre dans un i.iblcau de nature vivante (le bois dans sa beauté » Ii.mgeante, l’eau, etc.). Tandis qu’à Pienza nous Mouvons réalisé le projet de l’utopie renaissante, à i mderhof nous découvrons les joies exaspérées du kilsch sentimental.



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