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L’art et la nature

Vous êtes ici : » » L’art et la nature ; écrit le: 22 mars 2012 par La rédaction

L’art et la nature

Ainsi, l’art est la meilleure façon, pour l’humanité, pour nous, de fabriquer de la beauté. Il y faut des idées, du goût, de la technique, de l’habileté, et finalement du talent. Il y faut une volonté, un désir, pour aboutir à un plaisir. Mais nous avons tous le besoin de trouver de la beauté partout, même en dehors de cette volonté, de ce talent. La nature, en effet, produit des formes qui peuvent nous donner la même émotion que l’art : ces formes peuvent être le fruit du hasard (la géologie, les pierres), d’un programme (les animaux, les plantes qui croissent selon leur code génétique). Si l’on vent y voir l’effet d’un projet, d’une volonté, ce ne peut être que ceux d un dieu, auquel on peut croire ou ne pas croire.



Beauté et laideur

Si les choses sont belles, neutres ou laides, c’est uniquement parce que nous y retrouvons ou non notre idée de la beauté. C’est nous qui mettons de l’art dans les ailes de papillon, le plumage de beaucoup d’oiseaux, les fleurs, les pierres précieuses telles qu’elles sortent de la terre ; c’est nous qui inventons la beauté des paysages, qui sont à la fois l œuvre de la nature (une montagne, un vallon, la mer et les falaises) et celle de la société au travail (ce qu’on appelle la campagne, les bois, les vieux villages sur leurs collines…). C’est nous encore qui décidons qu’un pou, qu’une araignée, qu’un iguane sont affreux, mais qui pouvons aussi décider de les trouver beaux, ces animaux qui sont aussi naturels, aussi parfaits que les papillons les plus somptueux.

Si nous pouvons considérer parfois que les productions du hasard et de la nature sont aussi belles que des œuvres d’art, c’est peut-être parce que nous en faisons partie, de cette nature. Elle seule peut nous aider à former notre idée du beau et du laid, même si certains d’entre nous sont capables d’enrichir cette idée en inventant, en créant l’art. Ainsi, le corps et le visage humains – notre corps, notre visage -, qui sont aussi naturels, avant d’être habillés et ornés, que ceux des animaux, peuvent être un message et même un idéal de beauté.

C’est pourquoi la plupart des artistes s’en inspirent, comme ils s’inspirent des apparences de la nature, des animaux, des plantes, des pierres, des nuages et des Ilots. Seulement, l’art met dans ces objets et dans ces êtres du sentiment, de la pensée, qu’il ajoute à la nature et que parfois il dégage d’elle. Les formes pures de la géométrie sont de la pensée mathématique inspirée de très loin par les formes de la nature, et on les retrouve en art.

Pour nous, éléments de la nature, cette nature est dans l’ensemble belle ou indifférente. La laideur est un accident, plus fréquent dans les productions humaines que dans la nature elle-même. Au fond, l’art est l’arme absolue contre la laideur. Etant donné que l’être humain est à la fois capable d’imiter et de dépasser ce qu’il imite, en produisant du nouveau, il dépend de la nature et en même temps il y ajoute quelque chose, qui est la culture. Dans la culture, qui est une manière humaine de vivre dans la nature, une manière de modifier la nature (et parfois malheureusement de la détruire), la partie la plus parfaite est celle qui respecte la nature en l’enrichissant : la littérature ajoute aux histoires vraies des histoires possibles, la musique invente de nouvelles espèces de bruits, de rythmes. L’art invente pour nous un nouveau milieu – qui corrige les aspects destructeurs ou enlaidissant des autres activités humaines.

Quand la nature imite l’art

Si l’artiste imite la nature ou s’en inspire, 011 peut presque dire que la nature imite l’art. La science, par exemple, en nous montrant des images qui nous étaient cachées : celles du microscope électronique, celles du cinéma accéléré, les photos aériennes ou prises de satellites.

Or ces images, souvent d’une évidente beauté, rejoignent comme par hasard celles de l’art d’aujourd’hui, et par exemple celles de la peinture abstraite. Ce n’est pas un hasard : d’un côté la création volontaire d’une beauté nouvelle, de l’autre la lecture, dans les nouvelles images de la nature, d’une beauté apparentée à celle qui a été trouvée par l’imagination. Alors, ce qu’on appelle « culture », l’art, la science, certaines techniques, ces activités derrière lesquelles on retrouve notre pensée, notre volonté et nos désirs se rejoignent dans un projet commun : enrichir notre expérience de la beauté.

Cela corrige un peu les dégâts du « progrès », par lesquels des valeurs toutes différentes – l’utilité, l’argent, l’efficacité – et des sentiments dangereux – le mépris, L’hostilité, la haine – viennent dégrader à la fois la nature et les créations humaines. L’art lui-même est compromis par cette évolution qui est rarement un réel progrès. Souvent la beauté nous semble reculer. Seule la volonté des amoureux de l’art,  ceux qui créent et ceux qui aiment ces créations, les jeunes, les plus vieux, les femmes, les hommes, toutes les civilisations qui apportent leurs goûts différents, pourra endiguer les pollutions de la vie quotidienne.

Savoir distinguer, contempler, aimer une œuvre ou une fleur, une statue ou un paysage, une cathédrale ou une montagne, pourvu qu’ils répondent à une idée de la beauté, est aussi important que savoir créer de la beauté. Pour connaître cette création, voici 1111 guide qui va nous répéter :

Apprenez donc à voir, à ressentir, à aimer.

Le mot architecture est emprunté au latin architectura (1504), qui vient lui-même du grec. Il désigne une technique : celle qui consiste à construire des bâtiments ; l’architecte est alors considéré comme un artisan. Au cours des siècles, le sens du mot évolue et signifie aussi la disposition des éléments d’un édifice, ses proportions, son équilibre – on dira de l’architecture d’un bâtiment qu’elle est simple ou équilibrée. Par extension, le mot architecture peut aussi désigner la forme elle-même – on parle alors d’une belle architecture. L architecture est une technique et un art qui marque de sa présence tout notre environnement.

L’architecture peut s’évaluer par sa hauteur, sa largeur, sa profondeur et par une quatrième dimension qui est celle de l’espace? (espace différent suivant que l’on se trouve à l’intérieur ou à l’extérieur du bâtiment). Les murs séparent le dehors et le dedans. L’espace intérieur est plus ou moins vaste, plus ou moins lumineux en fonction de la destination de l’édifice : l’obscurité crée une atmosphère mystérieuse, une coupole très haute donne un sentiment d’élévation spirituelle, un atelier d artiste joue de la lumière, une salle de cinéma est plongée dans le noir.

L’architecture est un lieu de vie indispensable à l’homme, dont les besoins fondamentaux sont les mêmes que ceux d’autres animaux constructeurs (les castors, par exemple) : protéger sa famille et ses biens. Elle répond aussi à des besoins spécifiques et plus raffinés : organisation de l’espace et de la lumière, plaisir du jeu des formes, volonté esthétique et recherche d’un rythme idéal, qui l’apparente à la musique. De la fonctionnalité protectrice au « cantique des colonnes », l’architecture scande la marche de l’humanité vers ses idéaux.

Vidéo : L’art et la nature

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : L’art et la nature

https://www.youtube.com/watch?v=arAftZkEK8w

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