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L’Art : la sculpture et la mort

Vous êtes ici : » » L’Art : la sculpture et la mort ; écrit le: 23 mars 2012 par La rédaction

L'Art : la sculpture et la mort

L’art funéraire en Egypte ancienne

Les Egyptiens croyaient qu’après la mort une vie identique se déroulait dans l’au-delà. Pour assurer cette nouvelle vie, 011 momifie le corps du défunt, ce qui évite sa destruction, et on l’entoure de statues et de représentations. Dans les tombes, les chapelles sont ornées de bas-reliefs ; outre le sarcophage (ou cercueil), sculpté et décoré, et les vases à viscères (appelés vases canopes), on y trouve tout ce qui est nécessaire à la vie matérielle : serviteurs funéraires (petites figurines décorées chargées de servir le mort comme de son vivant), mobilier (lit, chaise), modèles réduits de barque pour naviguer jusqu’au domaine des morts, simulacres d offrandes (faux fruits et légumes, viandes et boissons…), modèles réduits de magasins (brasserie, grenier où des figurines représentant les paysans engrangent le grain, boucherie…), outils. Le mort lui-même est figuré soit eu statue, soit en relief, souvent identifié à Osiris, le dieu des morts. Les stèles, linteaux ou cercueils sont ornés de décors et de textes se rapportant aux divinités qui entourent la mort : Anubis, Osiris, Isis et Nephtys, les deux sœurs.

Les distinctions que l’on fait habituellement entre peinture, architecture et arts décoratifs ne jouent pas de la même façon dans les œuvres égyptiennes, où toutes ces techniques concourent à la perfection du résultat.



 Les guerriers du premier empereur

En Chine, dès les temps antiques, les chefs des grands royaumes font bâtir des tombeaux à l’image de leurs palais. Qin Shi Huangdi, le premier empereur d’une Chine unifiée, ne faillit pas à la tradition. Dès le début de son règne, en 221 avant J.-C., il ordonne la construction d’un mausolée grandiose sur le site de Lintong, près de Xianyang, la capitale d’alors.

A environ 1 500 mètres de ce tombeau, dont le contenu n’a pas encore été fouillé, ont été découvertes trois grandes fosses abritant une armée de plus de sept mille guerriers en terre cuite. Fantassins, cavaliers, chars, chevaux harnachés et armes en bronze reproduisent, grandeur nature, l’armée conquérante qui a permis à l’empereur de régner sur la Chine entière. Si les torses fabriqués en série sont identiques, le réalisme des attitudes et l’attention portée aux détails peints font de ces sculptures de véritables portraits. Les fantassins debout défient l’ennemi, les archers s’agenouillent, concentrés sur leur cible. Leurs hauts chignons tressés enfermés dans des casques, les moustaches, les barbes et les yeux étirés vers les tempes personnalisent les visages impassibles des soldats. La taille moyenne (1,80 mètre) et l’uniforme, composé d’une tunique recouverte d’une cuirasse et d’un pantalon, varient selon le grade du guerrier.

Ces sculptures témoignent de l’ampleur des rites funéraires et font suite aux hommes sacrifiés des antiques tombes royales. Substituts de son armée terrestre, les soldats en terre cuite sont chargés de veiller éternellement sur le repos du souverain.

Le temps des gisants

Au Moyen Age, en Occident, seuls les prêtres, les évêques et les moines sont enterrés à l’intérieur des églises. Cependant, en signe d’honneur. des seigneurs, des bienfaiteurs de l’Eglise et des riches laïcs ont bénéficié de ce privilège.

Les dalles tombales, aussi appelées plates- tombes, sont installées près de l’autel, puis dans la nef. En signe d’humilité, 011 permet aux fidèles de marcher dessus. Rectangulaires, aux dimensions du corps humain, elles sont simplement gravées d un monogramme, d’un sablier, d’une tête de mort ou d’un squelette. Quand le mort est représenté, on le qualifie de gisant (du vieux verbe gésir, « être couché »). Une couronne, un sceptre ou une crosse permettent d’identifier le chevalier, l’évêque ou le roi.

Les dalles sont en pierre ou en marbre blanc, elles étaient à F origine rehaussées fie couleurs vives. Il en existait de somptueuses, en bronze, en or ou en argent, incrustées de matériaux colorés, qui soulignaient les formes et le dessin des draperies. Elles ont presque toutes disparu. Dès le XIIIe siècle, les gisants sont sculptés en relief. Le défunt est figuré en pleine jeunesse, idéalisé, les yeux ouverts, la tête posée sur un coussin, les mains jointes ou croisées sur la poitrine, comme s’il se reposait sur son lit. Ses pieds posés sur un socle, sur le corps d’un lion ou d’un chien, symbolisent la victoire sur le Mal 0x1 la Fidélité, tandis que des anges s’apprêtent à emporter son âme au paradis.

Ce n’est que vers le XIVe siècle que les yeux des gisants se ferment et que l’on montre le défunt comme au moment de sa mort. On trouve même des représentations rares, mais impressionnantes, de cadavres décharnés, desséchés ou squelettiques, appelées des transis.

Des monuments aux grands hommes

Au XIIIe siècle apparaissent les tombeaux monumentaux. Le cortège funèbre est figuré aux soubassements, avec des anges ou des apôtres, logés sous des arcades, ou avec des moines, des clercs en cagoule et des pleurants qui transportent le cercueil. Deux étages permettent de représenter deux étapes de la vie du défunt : en bas le chevalier et la vie terrestre ; en haut le moine et la vie spirituelle.  Au XVe siècle, le défunt est accompagné de sa famille en [trière, à genoux devant un autel – ce sont des priants. Leurs visages sont souvent de véritables portraits.

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