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L’Art : le cubisme

> > L’Art : le cubisme ; écrit le: 19 mars 2013 par La rédaction


En 1907, le jeune peintre espagnol Pablo Picasso présente Les Demoiselles d’Avignon, le tableau qu’il vient de terminer.Il rencontre l’incompréhension la plus totale de ses amis, qui lui conseillent d’abandonner cette voie. Seul un jeune collectionneur allemand, Daniel-Henry Kahnweiler, immédiatement enthousiasmé, pressent l’importance de cette œuvre. Georges Braque lui-même accepte mal les déformations que son ami fait subir à ces personnages. Il sera pourtant, avec PICASSO, le précurseur du cubisme. D’autres artistes vont bien vite se tourner vers cette nouvelle conception de l’art : parmi eux, les peintres Juan Gris, Jean Metzinger, Fernand Léger. Roger de La Fresnaye, et le sculpteur Henri Laurens.

L’évolution du mouvement cubiste se fait en trois principales étapes :

Le cubisme cézannien (1907-1909) lient son nom du peintre Paul Cézanne, mort en 1906, qui, en cherchant une plus grande simplification des formes, fut amené à penser que la nature pouvait être « traitée par le cylindre, la sphère, le cône » et qu’il était possible de reproduire un paysage, par exemple, en le géo- métrisant, en le simplifiant à l’extrême. Avec Les Demoiselles d’Avignon (p. 254), Picasso va dans le même sens. De plus, il avait eu l’occasion d’admirer des masques africains et océaniens, et cette manière de rendre un visage en n’en conservant que l’essentiel l’avait séduit au point qu’il s’y est exercé dans cette œuvre.

Le cubisme analytique (1910-1912) est plus complexe : la peinture, jusqu’alors, représentait les objets sous un seul angle de vue, mais en donnant l’illusion de la profondeur. Refusant l’un et l’autre, Braque et Picasso décident de reproduire toutes les faces de I objet sur un même plan. Comme s ils le déroulaient pour le mettre à plat, comme si le but n’était pas de peindre ce que l’on voit, mais ce que l’on sait : le fait d’observer un objet de face n’empêche pas que l’on connaisse ses côtés, son dos… La couleur ne correspond plus à la forme des objets et leur palette se simplifie pour privilégier des tons de verts, de bruns et de gris. Cette étape est décisive : elle marque la rupture avec la vision classique.


Le cubisme synthétique est la dernière étape du mouvement, qui s’éteint en 1914. La simplification des formes est extrême, quelques traits suffisent parfois à symboliser les objets reproduits, mais la palette s’enrichit de couleurs moins sourdes et la technique du collage est abondamment employée : papiers peints, partitions de musique, sable, fragments de journaux, etc., appliqués sur les toiles, participent de l’esthétique de ces œuvres.

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