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Le vêtement : Présentation de la filière

Vous êtes ici : » » Le vêtement : Présentation de la filière ; écrit le: 22 mars 2012 par La rédaction modifié le 13 novembre 2014

Présentation-de-la-filièreLa filière regroupe tous les professionnels du secteur de l’habillement qui interviennent dans la fabrication d’un vête­ment. De type pyramidal, on trouve au sommet les filateurs, puis les tisseurs, ensuite les fabricants et les distributeurs, et enfin, en bas de la pyramide, les consommateurs.

Quelques définitions

Les mots confection, industrie de l’habillement, transformation des étoffes, ou du vêtir, prêt-à-porter s’emploient pour tous les secteurs qui transforment le tissu en vêtement, par opposition à l’industrie textile qui fournit la matière première, quelle que soit son utilisation (ameublement, automobile, etc.)- Les termes confectionneurs, fabricants, donneurs d’ordre désignent ces professionnels de l’indus­trie de l’habillement qui assurent la fabrication des produits (conception, achat des matières premières) mais pas obligatoirement l’assemblage, qui sera fait par le sous-traitant, façonnier ou entrepreneur.



Les découpages

□   Trois grands secteurs se partagent l’industrie de l’habillement : le féminin, le masculin, l’enfant. D’autres découpages interviennent selon les produits (la linge­rie ou la maille, par exemple), selon leur qualité (haut de gamme, moyen de gamme, bas de gamme) et selon le segment du marché (juniors, futures mamans, etc.). Enfin, les entreprises peuvent se spécialiser par type de vêtement (tailleurs, costumes, pantalons, etc.) et par qualité de fibre (coton, synthétiques, etc.).

□   Le prêt-à-porter, comme la haute couture, s’articule autour de deux grandes sai­sons : l’automne-hiver et le printemps-été, qui vont fractionner la production des produits proposés. Créé au xixe siècle, ce découpage met l’accent sur la saisonna­lité de cette industrie et sa spécificité faite de « pleines saisons » suivies de « mortes saisons ». Depuis les années 90, ce découpage tend à disparaître, la mode s’étant davantage développée autour de thèmes d’intersaisons.

S’adapter aux mutations socio-économiques

□   C’est au début des années 70 que la consommation de vêtements a commencé à chuter dans tous les pays européens. De 13,1 % en 1955 la consommation est pas­sée à 6 % en 1993. Toutefois, on remarque un accroissement des dépenses vesti­mentaires en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie.

□  Au-delà de ces phénomènes économiques, on assiste à des modifications dans le comportement des consommateurs. Perte d’influence de la mode, montée en puissance du sportswear, presse féminine éloignée du quotidien des consomma­trices ont encouragé cette désaffection. Le nouveau consommateur réfléchit, com­pare les prix et attend les soldes, qui représentent près de 20 % de ses achats.

La filière a dû s’adapter à tous ces changements. Les vêtements sont produits en moindre quantité et on vend plus de petites pièces (T-shirts, pulls, jupes, etc.). La concurrence entre réseaux de distribution engendre une baisse des prix. Les entreprises développent la vente et la distribution au profit de la production et s’ouvrent à l’exportation.

Du fil au vêtement

■ Organigramme

La filière textile-habillement englobe l’ensemble du processus de transfor­mation, qui va de la matière première au vêtement. On recense cinq grandes étapes :

–   la préparation de la fibre,

–   la filature,

–   le tissage ou le tricotage,

–   la confection,

–   la distribution.

La filière est composée d’une succes­sion d’opérations distinctes réalisées par des entreprises spécialisées. Toute­fois, selon l’effet recherché, une entre­prise peut se diversifier en intégrant certaines de ces phases. Si, par exemple, elle veut mettre en avant sa créativité, elle intégrera un bureau de création, et si elle veut répondre rapidement à la demande elle se dotera d’une unité de tissage.

Les croisements sont donc multiples, et le schéma de la filière, s’il emprunte toujours le même chemin, offre de mul – tiples facettes.

Retour vers le sur mesure…

Avec le prêt-à-porter, les années 50 avaient sonné le glas des vêtements sur mesure coupés et montés par la couturière de quartier quand, après les présentations de haute couture, elle proposait à ses dientes les dernières nouveautés. Mais la production en série est victime de son succès. À force de produire en masse, elle a oublié la différenciation. L’offre est devenue uniformisante, et certains types de consommateurs (personnes âgées, petits, grands, forts, etc.) trouvent peu de produits adaptés à leur morphologie et à leur goût. Même le consommateur standardisé redécouvre le vêtement sur mesure que proposent certains jeunes créateurs à des prix abordables, et pousse de nouveau les portes des couturières, qui ne survivaient plus que de retouches.

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