les pays indianisés d’asie du sud-est

> > les pays indianisés d’asie du sud-est ; écrit le: 22 mars 2012 par La rédaction modifié le 8 février 2019

Dès les premiers siècles de notre ère, l’Inde a joué un rôle culturel majeur dans les différents pays d’Asie du Sud-Est en y exportant ses religions et son art. L’architecture de ces pays n’est cependant pas une copie servile des formes venues du continent indien : ces dernières ont été réinterprétées selon le génie propre de chacun des pays concernés.

L’île de Java et Borobudur

En Indonésie, c’est à Java que se rencontrent les plus nombreux et les plus beaux monuments créés par les religions indiennes. Ces édifices, appelés candi, ont des plans carrés ou parfois rectangulaires et leurs toitures sont constituées de faux étages superposés. Les tours-sanctuaires du Candi Loro Jong- srang à Prambanan

(IXe siècle) sont caractéristiques de

L’architecture javanaise classique. Borobudur, grand monument bouddhique du centre de l’île, est le plus fameux édifice javanais. Le monument a été édifié autour d une colline naturelle, à l’époque de la dynastie des Çailendra, aux VIIIe et IXe siècles.

Borobudur est constitué de cinq terrasses carrées, ornées de somptueux reliefs narratifs, et de trois terrasses circulaires, sur lesquelles sont disposés soixante-douze petits stupa en forme de cloches ajourées, autour du grand stûpa central plein. En gravissant les degrés de l’édifice, le fidèle prend conscience du chemin menant vers la libération, dans la forme évoluée du bouddhisme qu’est le mahàyâna (le « grand [, mahà] véhicule »), alors pratiquée à Java aux côtés de l’hindouisme. La signification de Borobudur n’est pas encore totalement comprise, tant le symbolisme de ce monument, d’un genre particulier, est complexe.

Certains des reliefs ornant les terrasses carrées illustrent des Jâtaka (vies antérieures du Bouddha). La série la plus célèbre est celle du Lalitavistara, qui conte la vie du Bienheureux, de sa naissance jusqu’à sa première prédication dans le Parc aux gazelles de Sàrnàth.

Ces bas-reliefs, d une très grande beauté, sont destinés à l’enseignement plutôt qu’à la décoration. Les diverses scènes sont représentées dans des encadrements de motifs géométriques ou de rinceaux végétaux, leur composition est claire et toujours équilibrée. La nature, les arbres, les animaux sont rendus avec un luxe de détails et un souci de la vérité exceptionnels. Les personnages, dont le corps et les visages sont idéalisés, se présentent dans des postures toujours élégantes et nobles.

Enfin, quatre cent trente-deux sculptures en ronde bosse représentant les Jina, des Bouddha spécifiques du bouddhisme mahàyâna, complètent le décor de Borobudur.

Les grandes capitales historiques et religieuses des différents royaumes d’Asie du Sud-Est sont aujourd’hui des sites archéologiques aussi réputés que les pyramides d’Egypte ou les temples fie Grèce. De toutes ces villes prestigieuses (Pagan, en Birmanie, Sukhothai ou Ayuthayà en Thaïlande), Angkor, au Cambodge, est la plus fascinante.

Angkor, capitale des Khmers

Capitale de l’Empire khmer, de la fin du IX siècle à 1431 date traditionnelle de son abandon. Angkor s’est peu à peu couverte de monuments admirables, érigés à la demande des rois et parfois des grands dignitaires, comme le temple de Banteay Srei (Xe siècle), situé un peu à l’écart du site.

Chaque souverain important fit édifier à Angkor un temple d’Etat grandiose, pour la divinité protectrice de l’empire, qui. sauf exception, était le dieu Çiva. Ces temples, construits sur une pyramide à gradins, sont appelés pour cette raison des temples- montagnes. On peut citer, à titre d’exemple, le temple du Bâyon. Construit par le roi Jayavarman  VII au début du VIIIe siècle. Dédié au  Bouddha, ce monument est célèbre pour ses tours ornées de gigantesques visages.

D’autres sanctuaires plus simples ont été consacrés à diverses divinités et dédiés aux ancêtres du roi constructeur. Centre d un empire fastueux. Angkor est remarquable par ses gigantesques retenues d’eau. Les bâray, qui servaient à la fois à la vie  religieuse de la cité, en alimentant les douves grands temples, et à sa vie économique, en assurant  l’irrigation  des rizières.

les  monuments khmers se caractérisent par des plans d’ une très grande rigueur. Ils sont orientés selon les points cardinaux, et sont entourés de plusieurs enceintes carrées ou rectangulaires.

Angkor Vat, construit dans la première moitié du XII1‘ siècle, est le plus parfait de tous les temples-montagnes. Le monument, entouré d une large douve, possède quatre enceintes. Sa partie principale est une pyramide à trois gradins, sur laquelle ont été édifiés les bâtiments les plus sacrés. Les architectes se sont plu à guider l’œil par un jeu savant de lignes horizontales, les galeries, et de lignes verticales, les tours-sanctuaires, jusqu’à l’édifice central, qui culmine à plus de 60 mètres au- dessus de la plaine.

Parfait dans sa conception, Angkor Vat l’est aussi par son décor finement gravé et animé d’une quantité de motifs décoratifs, ou de divinités féminines aux coiffures et aux costumes exubérants. La partie la plus exceptionnelle de ce décor est constituée par une série de bas-reliefs ciselés sur le mur de la troisième galerie-enceinte, et représentant, entre autres, des épisodes des épopées hindoues (Mahàbhàrata et Râmâyana). Les monuments khmers. religieux avant tout, soulignent avec éclat la puissance des rois qui les ont fait construire.

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