L'Art :Fra Angelico Guido di Pietro, dit Vers 1395-1455 Peintre
Fra Angelico, de son vrai nom Guido di Pietro (vers 1395-1455), est un peintre italien de la première Renaissance florentine, moine dominicain célèbre pour ses fresques du couvent San Marco à Florence. Son surnom, qui signifie « le frère angélique », rend hommage à la douceur de sa peinture et à la piété de sa vie.
De Guido di Pietro à Fra Giovanni
Guido di Pietro naît vers 1395 dans le Mugello, région proche de Florence. Déjà formé au métier de peintre, il entre jeune dans l’ordre des Dominicains, au couvent San Domenico de Fiesole, sur les hauteurs de Florence, où il prend le nom de frère Giovanni da Fiesole. Il y peint des miniatures pour les livres liturgiques et des retables destinés aux autels des églises. Sa réputation dépasse bientôt la Toscane.
Les fresques du couvent San Marco
À la fin des années 1430, les Dominicains s’installent au couvent San Marco de Florence, reconstruit grâce au soutien de Cosme de Médicis. Fra Angelico y dirige, avec son atelier, un vaste ensemble de fresques, réalisé surtout au cours des années 1440. Il en couvre la salle capitulaire, les couloirs et les cellules des moines. Tirées pour la plupart de l’Évangile, ces scènes sont traitées avec une grande simplicité : peu de personnages, des fonds dépouillés, des couleurs claires. Destinées à la méditation, elles reflètent le calme et le silence du monastère. L’Annonciation peinte en haut de l’escalier qui mène aux cellules en est l’une des images les plus célèbres. Le couvent est aujourd’hui un musée.
Au service des papes à Rome
Sa renommée lui vaut d’être appelé à Rome au milieu des années 1440. Pour le pape Nicolas V, il peint au Vatican les fresques de la chapelle Niccoline, consacrées à la vie de saint Étienne et de saint Laurent. Il travaille aussi à Orvieto, où il commence la décoration de la voûte d’une chapelle de la cathédrale. Il meurt à Rome en 1455 et il est inhumé dans l’église Santa Maria sopra Minerva.
Un style entre gothique et Renaissance
Fra Angelico peint avec délicatesse la beauté des anges et des élus du paradis, dans des couleurs lumineuses rehaussées d’or. Mais il ne se contente pas de la tradition gothique des enlumineurs : attentif aux recherches de ses contemporains florentins, l’architecte Brunelleschi et le peintre Masaccio, il s’intéresse à la perspective et à la manière de rendre les volumes dans l’espace. Ses compositions unissent ainsi les découvertes de la Renaissance et l’univers raffiné des manuscrits enluminés.
Postérité
Admiré dès le XVe siècle, Fra Angelico est longtemps appelé « Beato Angelico » en Italie. L’Église catholique l’a officiellement béatifié en 1982. Ses œuvres sont conservées dans de grands musées, dont le musée de San Marco à Florence, le Prado à Madrid et le Louvre à Paris, qui possède son Couronnement de la Vierge.



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