La contribution de l’anthropologie

> > La contribution de l’anthropologie ; écrit le: 28 mai 2012 par La rédaction modifié le 26 octobre 2018

Un homme a l’« Esprit nu»

Le mot « art » recouvre des entités bien différentes. Dans le langage courant, être un « artiste », c’est tantôt être habile, tantôt être fantaisiste. L’art, c’est ce que fait l’artiste, mais c’est aussi ce que font l’artisan et la foule anonyme de ceux qui façonnent quelque chose avec leur esprit et leurs mains. Le mot désigne des « artefacts », des objets exigeant pour être réalisés des capacités précises, fabriqués avec amour, selon une expérience spécifique. Les caractères de l’activité créatrice, les qualités des objets et leur mode de perception esthétique s’ins­crivent dans les perspectives de l’aventure humaine. Derrière chaque artiste, et indépendamment de lui, il y a d’abord un homme. C’est lui que l’anthropologue, celui qui étudie l’ensemble des conduites humaines, interroge d’abord.

L’anthropologie traite essentiellement de l’opposition nature/culture. Il s’agit de définir ce que nous appellerons ici I’« esprit nu » (en suivant H. et M. Eysenk, L’Esprit nu, 1985), c’est-à-dire d’isoler ce qui est propre à la nature humaine de ce qui est acquis grâce à l’environnement social. Ainsi, l’acte de peindre relèverait d’abord de la nature puisqu’il répondrait aux besoins de mar­quage du territoire et de parure sexuelle, mais la façon de le faire relèverait, elle, de la culture. On peut évoquer à ce propos, avec Lévi-Strauss, les peintures faciales des Caduveo et surtout le décor des étuis péniens superbement blason- nés des Bororo (Tristes tropiques, 1955).

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