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La première moitié du XIX siècle en Europe

> > La première moitié du XIX siècle en Europe ; écrit le: 28 mars 2012 par La rédaction


La première moitié du XIX siècle en Europe:

Le foisonnement des idées issues de la Révolution française a des répercussions sur l’art. Trois mouvements naissent de ce rejet de l’académisme : le néo-classicisme, le romantisme et le réalisme.

Le néo-classicisme:

mm À la fin du XVIIIe siècle, la découverte des sites de Pompéi et d’Herculanum provoque un engouement pour l’Antiquité, qui s’étend à l’ensemble des arts. Les artistes se réfèrent aux modèles antiques pour exprimer un idéal éthique et esthétique. mm Le néo-classicisme en revient aux caractères de clarté, de mesure, d’équilibre propres au classicisme, en s’inspirant directement de la statuaire gréco-romaine. Les peintres favorisent la ligne, la forme et l’élégance plutôt que la couleur, considérée comme secondaire. Les formes sculpturales, exemptes de tout sentiment passionnel et de désordre, se plient à une composition solidement structurée.
mm Le tableau Le Serment des Horaces peint par Jacques Louis David (1748-1825) est le manifeste de ce mouvement. Véritable chef d’école, David a exercé une influence notable sur tous les peintres qui se sont succédés dans son atelier : Ingres (1780-1867), Gros (1771- 1835), Girodet-Trioson (1767-1824).

Le romantisme:

mm Le romantisme revendique l’individualité et s’oppose délibérément aux exigences de l’Académie (modèle antique, composition rigoureuse, genres majeurs) pour valoriser l’émotion, la passion, le fantastique (Caspar David Friedrich, 1774-1840).
sain Le peintre romantique s’enflamme pour des événements issus de l’actualité, qu’il met en scène comme des épopées héroïques, souvent pathétiques ; il n’hésite pas à décrire l’horreur des massacres en de vastes tableaux qui déclenchent les passions du public : Le Radeau de la Méduse, Géricault, (1819) ; La Liberté guidant le peuple, Delacroix, (1830) ; El Très de Mayo, Goya, (1814)). Le peintre aborde avec la même fougue les sujets orientalistes à la mode, les combats de chevaux et les portraits (Chopin par Delacroix).
La hardiesse et la liberté de la touche, les contrastes d’ombre et de lumière, le jeu des complémentaires qui avive les couleurs, le tourbillonnement des groupes en courbes et contre-courbes (puisées chez Rubens) traduisent plastiquement une sensibilité exacerbée.

Le réalisme:

La première révolution industrielle crée une nouvelle classe sociale, celle des petites gens. Vers 1830, un groupe d’artistes, plus ou moins lié au socialisme naissant, désire offrir des images accessibles à tous. Les peintres puisent leur inspiration dans les classes populaires.
mm Millet (1814-1875), Courbet (1819-1877), Daumier (1808-1879) croquent sur le vif les métiers et les scènes de la vie quotidienne du peuple, avec respect, humour ou férocité. Les réalistes considèrent leur peinture comme un genre majeur dont le souci n’est pas l’élégance mais l’authenticité.


Le peintre crie son émotion:

Francisco de Goya:

L’œuvre de Francisco de Goya (1746-1828) est une série de chefs-d’œuvre riche en contrastes. À la facture classique des cartons de tapisseries de ses débuts, il oppose une liberté de création et d’écriture fascinante, notamment dans les portraits de la haute société. L’artiste traduit de façon saisissante et sans égards pour les conventions la vie et la psychologie du modèle dont il révèle le caractère malgré les attitudes conventionnelles un peu raides (La Famille de Charles IV, par exemple). Goya manifeste la même indépendance dans les peintures d’histoire. Alors que ces dernières sont traditionnellement des œuvres de commande, Goya décide de « perpétuer au moyen du pinceau les actions ou scènes les plus héroïques de notre glorieuse insurrection contre le tyran de l’Europe » (Napoléon).

Goya renouvelle la peinture d’histoire:

Pour la première fois dans la peinture d’histoire, le héros qui va mourir est un anonyme. L’artiste exprime son émotion en touches nerveuses et en jets de couleur, dans un dessin hâtif et passionné. À grands coups de pinceau, Goya disperse les flaques de sang et ouvre les yeux de la peur.

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