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La robe de mariée

Vous êtes ici : » » La robe de mariée ; écrit le: 19 mars 2012 par La rédaction

La robe de mariéeRobe d’un jour, la robe de mariée matérialise les rêves de petite fille des jeunes femmes. Car la robe de mariée est l’élément majeur de cette cérémonie et son choix est déterminant. Malgré une tendance vers plus de simplicité, elle reste soumise à un certain conformisme.

La robe de mariée blanche : une institution récente

□   La robe blanche traditionnelle telle que nous la connaissons aujourd’hui date du dernier quart du xixe siècle. Jusqu’alors, il n’y avait pas de robe spécifique. Les classes aisées revêtaient pour la circonstance une tenue somptueuse, souvent colorée, alors que la plupart des jeunes femmes du peuple s’habillaient de leur costume régional. Seul le voile ou une coiffe spéciale agrémentait leur tenue.



□   Les premières robes de mariée blanches apparaîssent avec la révolution bour­geoise. Le blanc, depuis longtemps symbole de pureté et de propreté, ne pouvait que refléter ces nouvelles valeurs. C’est également au xixe siècle que naît la tradi­tion de cacher la robe au regard du futur époux sous peine de malheur.

□  A cette époque, la femme est le miroir de la richesse de sa famille et la robe de mariée le reflet de ce statut. Aussi utilise-t-on les plus beaux tissus (soie, dentelle, tissus brodés, etc.), alors que les hommes restent vêtus de noir.

□   La robe blanche des jeunes mariées des grandes villes ne va vraiment se démo­cratiser qu’après la Seconde Guerre mondiale. Les mariées des milieux modestes ou ruraux vont longtemps encore porter une robe ou un tailleur, souvent noir, qu’elles réutiliseront pour aller à la messe.

La mode et la robe de mariée

□   En retraçant l’évolution des formes et des matières depuis le début du xxe siècle, on remarque que la robe de mariée a été influencée par les courants de mode du moment. Le début du siècle amorce une ère nouvelle avec l’abandon du corset et le raccourcissement des jupes. La robe se simplifie durant les années folles ; plus courte, plus confortable, elle prend la forme d’un fourreau. Les années 30 mar­quent le retour des robes fastueuses, et les années 50 instaurent les robes dites princesse avec, comme image emblématique, la robe de noces de Grâce Kelly. La robe courte va symboliser le nouvel idéal de la jeunesse des années 60, qui pren­dra Jacky Kennedy comme référence. En 1967, si les jambes peuvent être dévoi­lées, la mode est aux robes de mariée d’inspiration bucolique. La dernière grande révolution en matière de tenue de mariage se fait à la décennie suivante, avec le tailleur et, surtout, le mariage en pantalon.

□  Aujourd’hui, si on recherche une robe de mariée réutilisable dans d’autres cir­constances, on achètera une robe longue et blanche, ce qui se vend le plus. Les couleurs pastel (rose, écru, ivoire) commencent à rivaliser avec le blanc, alors que le tailleur est réservé à un remariage ou à un mariage tardif.

□   La distinction se focalise sur les matières, qui doivent être nobles, sur l’origina­lité du modèle, souvent fait sur mesure, et sur le voile. Malgré tout, la robe de mariée demeure une tenue assez conservatrice. Lancé par la haute bourgeoisie européenne, le modèle de la robe de mariée blanche semble s’universaliser.

Tenues nuptiales en tunisie

■   Rites de passage et tenues de mariage

Rites d’initiation, de purification, de communion, d’expulsion du mal, pas­sage de l’état de fille à celui de femme, passage d’une famille à une autre, mar­quent les étapes du mariage traditionnel en Tunisie. Les festivités du mariage durent en moyenne sept jours, elles commencent par la journée de la« mon- trance » (jelwa), se poursuivent avec « la nuit de l’entrée » (layet ed-dkhul) et se clôturent par « le jour de la ceinture » (malya hab-runnam). Pendant ces jour­nées, la jeune femme revêtira diffé­rentes tenues toujours amples, sauf le septième jour où elle pourra en­rouler une ceinture à sa taille.

■   Un costume ancestral

La tunique est le vête­ment principal du costume en Tunisie.

Qu’elle se nomme jebba, qmejja ou dohla, elle obéit à des règles de confection ancestrales et transmises de génération en génération.

Ample, elle est censée protéger contre le mauvais œil. L’évolution de la tunique a été marquée par des tech­niques de plus en plus raffinées de bro­deries d’or et par des apports de cul­tures différentes (turque, andalouse et européenne). Le costume de mariée de la ville de Tunis comprend deux parties distinctes. Confectionné dans un satin de coton, il est brodé de fils d’argent doré et rehaussé par des paillettes dessinant une large résille. La tunique sans manche a de larges épaules tombantes. Son décol­leté a la forme d’une goutte et se ferme par des agrafes. Par-dessus, la mariée porte une chemise de soie blanche, sans col, et aux larges manches qui s’arrête au niveau de la taille. Un gilet court, res­semblant à un boléro à épaulettes rigides et brodé de selliers de fil d’argent doré termine le haut du costume. Le bas est constitué d’un pantalon aux proportions généreuses puisqu’il peut atteindre plus de 3 m de diamètre par jambe ! Il est froncé à la taille et aux chevilles, et retenu par un cordon.

■    Le rouge de la mariée

du septième jour à Ouardanine Le rouge est la couleur de prédilection pour les tenues de mariage au Sahel. Toutefois, le jaune et l’orange, le mauve, le blanc, le noir et le vert offrent une palette chromatique vive à la robe du « jour de la ceinture ». La mariée est drapée dans un vêtement composé de deux bandes étroites mais longues, tenues par des fibules d’or à tête triangulaire à hauteur de la poitrine. Elle porte en dessous un large gilet de velours qui élargit son buste. De son décolleté évasé en forme de bulbe, se laisse deviner le plastron d’une chemise de percale brodé de fil noir et encadré de rubans de soie verte et rouge. Cette che­mise descend jusqu’aux genoux. Les manches dorées fixées au gilet sont amovibles. Enfin, sous sa tenue dépasse un pantalon de lingerie blanche agré­menté d’un feston et d’une broderie anglaise. La ceinture, dorée et rigide, est brodée avec des paillettes qui s’imbri­quent comme des écailles de poisson.

Vidéo : La robe de mariée

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : La robe de mariée

https://www.youtube.com/watch?v=vDHyDD9-rl4

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