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L’Art : Bosch Jérôme vers 1450-1516 peintre

Vous êtes ici : » » L’Art : Bosch Jérôme vers 1450-1516 peintre ; écrit le: 28 mars 2012 par La rédaction

L'Art : Bosch  Jérôme vers 1450-1516  peintreJérôme Van Aken doit son surnom de Bosch à la dernière syllabe de la ville où il est né, Hertogenbosch, en Hollande, appelée en français Bois-le-Duc. Fils et petit- fils de peintre, il continue la tradition familiale. Toute sa vie, il est membre de la célèbre confrérie de Notre- Dame, chargée de la vie religieuse, de l’organisation des messes et de l’animation de la troupe de théâtre spécialisée dans les représentations d’inspiration religieuse. Très actif, il est un personnage important, un créateur respecté et admiré. Dans son atelier, il peint énormément. Lorsqu’il meurt, en 1516, la ville tout entière lui rend un dernier hommage au cours de funérailles grandioses.

Il réalise de grands triptyques, c’est-à-dire des tableaux faits de trois panneaux réunis entre eux, qui peuvent s’ouvrir ou se fermer. Prenant comme sujet des histoires religieuses, la création de l’homme, le jugement dernier, les tentations que les démons ont fait subir à saint Antoine, JÉRÔME Bosch mêle dans ses peintures les



hommes, les animaux les plus bizarres et les monstres les plus laids. Il se passe beaucoup de choses dans ces tableaux. Du ciel jusqu’aux entrailles de la terre où brûle le feu du démon, des dragons ricanants pourchassent et tuent des hommes et des femmes, dévêtus et affolés ; des animaux déguisés en hommes disent des messes secrètes; dimmenses couteaux transpercent des oreilles qui se promènent toutes seules. Au paradis, les fruits sont géants, le paysage donne naissance à des monticules bleus, roses et rouges.

Chaque groupe est, à lui tout seul, un tableau dont on a du mal à comprendre le sens, parce qu’on n’a pas pu retrouver les intentions religieuses du peintre, qui restent mystérieuses. Tous ensemble, ils forment l’univers de Jérôme Bosch, dont l’imagination hors du commun dépasse les limites des rêves les plus fous. Avec une qualité de peinture exceptionnelle et des couleurs transparentes, il organise le monde en grands cercles qui partent du ciel, le monde divin, jusqu’au centre de la terre, le monde du diable. Il souhaite montrer aux humains que le péché les a conduits dans l’univers de Satan, le génie du mal ■

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