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L’Art : Bonnard Pierre 1867-1947 Peintre

Vous êtes ici : » » L’Art : Bonnard Pierre 1867-1947 Peintre ; écrit le: 28 mars 2012 par La rédaction

L'Art : Bonnard   Pierre  1867-1947  PeintrePierre  Bonnard est né en 1867. Près de Paris. Excellent élève, il  était très doué pour le dessin, mais ses études le conduisent à la faculté de droit. En même temps, il s’inscrit dans un atelier de peinture.

L’académie Julian. Là. il se lie avec des peintres admirateurs de GAUGUIN. Dont Paul Sérusier, le peintre du Talisman (p.159). Ils forment, en 1889, le groupe des nabis, d après un mot hébreu qui veut dire prophètes. Ces jeunes peintres considèrent tontes les formes d’art comme d’égale valeur, le décor peint comme le tableau de chevalet.



Théâtre, musique, littérature, tout intéresse Bonnard. Au cours de l’année 1891. il expose pour la première fois au Salon et réalise pour Franco- Champagne une affiche publicitaire qui. sur les murs de Paris, remporte un réel succès. Les arabesques, les formats insolites, les combinaisons de couleurs de l’art japonais l’influencent fortement. Ses amis l’appellent le « Nabi très japonard ».

Il choisit ses sujets dans la vie quotidienne, dans la rue ou dans l’intimité de sa maison. En 1893, il rencontre Marthe. Présente partout dans sa peinture et dans sa vie, elle est son modèle favori : nue dans la salle de bain, dans sa baignoire, à la sortie du bain ; c’est elle encore, à table à l’heure du déjeuner, qui pose pour La Nappe à carreaux rouges.

Le paysage commence à apparaître dans son œuvre vers 1910. A cette époque il s’éloigne de Paris de plus en plus souvent, découvre le Midi et sa lumière qui fait éclater les couleurs. Il  se promène toujours avec un crayon et quelques feuilles de papier dans sa poche, pour saisir tout ce qu’il rencontre au cours de ses longues promenades dans la nature.

Influencé par la palette claire des impressionnistes, il ne peint cependant pas en plein air. Il compose dans son atelier des paysages aux vues plongeantes et aux découpages inattendus. Il fixe la toile avec quatre punaises sur le mur, sans châssis, sans cadre, et peint par petites touches, des couleurs vives et éblouissantes. Il reprend souvent le thème de la fenêtre ouverte, qui permet de structurer 1 espace par le jeu des lignes verticales et horizontales et laisse entrer le paysage dans la maison, inondée par la lumière extérieure.

Jusqu’à sa mort, en 1947, il s’adonne au plaisir de peindre. Les sujets de ses tableaux ne varient presque plus. Ce sont des paysages, des nus et quelques natures mortes aux couleurs riches et intenses. Entre 1939 et 1946, L’Atelier au mimosa, un de ses derniers chefs-d’œuvre, où la plante éclate en taches resplendissantes, est un véritable éblouissement lumineux. La composition audacieuse et novatrice fait entrer l’œuvre de Bonnard dans l’art du XXe siècle ■

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