L’Art : la cité interdite

> > L’Art : la cité interdite ; écrit le: 22 mars 2012 par La rédaction

L’empereur au centre de l’univers

L’empereur qui régnait sur 1 immense territoire de la Chine ne gouvernait pas au sein d’un palais, comme en Occident, mais à l’intérieur d une véritable cité au cœur de la capitale.

La seule qui subsiste aujourd’hui se trouve à Pékin, c’est la Cité interdite. Commencée en 1 406 sur l’ordre de Yongle, troisième empereur de la dynastie chinoise des Ming, elle a été reconstruite de nombreuses fois depuis sa fondation: les plus anciens bâtiments remontent au XVIIIe siècle, époque de domination de la dynastie mandchoue des Qing.

La Cité interdite se présente comme le cœur du monde chinois. Elle est protégée par des fossés et des murailles percées de plusieurs portes, une haute tour de guet se dressant à chaque angle. A l’intérieur de ces murs, les bâtiments sont placés les uns derrière les autres, le long d’un axe central qui traverse la Cité du sud au nord. On avance dans la Cité selon une succession régulière et symétrique de portes, de cours et de pavillons. L’empereur étant considéré comme le centre de 1’univers, chacun de ces pavillons porte un nom précis symbolisant 1’harmonie universelle dont il est le pivot. Il n’y circulait pas librement, mais obéissait à un emploi du temps très strict, et chaque bâtiment était destiné à un événement précis de l’ année impériale.

Les bâtiments officiels

Le premier, le plus important de tous les édifices de la Cité interdite, s’appelle le pavillon de l’Harmonie suprême. Les principales cérémonies de l’année se déroulaient dans ce bâtiment : le nouvel an lunaire, le solstice d’hiver  Et l’anniversaire de l’empereur. C’est là aussi qu’il faisait part aux courtisans et aux dignitaires des nouveaux décrets impériaux.

Le deuxième bâtiment officiel est placé au centre de la terrasse. Il est de forme carrée, trois rangées de quatre colonnes soutiennent son toit pyramidal. L empereur s’y reposait avant les grandes cérémonies, et, une fois par an. on lui présentait les nouvelles semences afin d obtenir de bonnes récoltes.

En sortant de ce petit pavillon, 011 se dirige vers le troisième bâtiment officiel, le pavillon de 1’Harmonie protectrice. L’empereur y offrait des banquets aux ambassadeurs étrangers ainsi qu’aux hauts dignitaires. Il présidait aussi aux concours de l’Académie impériale, qui désignaient les lettrés-fonctionnaires chargés de diriger les dix-huit provinces sous la haute autorité de l’empereur.

Les bâtiments privés

Une large porte gardée par deux lions en bronze sépare les bâtiments officiels de la partie privée de la Cité interdite. C’est l’espace le plus secret du palais. Ouvertes dans la journée à quelques lettrés-fonctionnaires 011 à quelques dignitaires, les portes se refermaient le soir sur l’empereur, la famille impériale, les concubines et les eunuques. Trois pavillons se dressent le long de ce même axe allant du sud au nord. A l’origine, le premier bâtiment était la résidence personnelle de l’empereur, le deuxième protégeait le trône de l’impératrice, et le troisième lui servait de demeure.

On découvre alors les magnifiques jardins impériaux. Ils sont dominés par deux kiosques, d’où I empereur pouvait contempler la nature recomposée de ses jardins. De chaque côté s’ouvre un nouveau dédale, celui des galeries et des pavillons destinés aux épouses impériales, aux concubines, aux calmes retraites de l’empereur et aux riches collections impériales de peintures et d objets d art.

Les maisons chinoises, avec leur emboîtement et leur succession de cours et de galeries, obéissent à la même hiérarchie familiale et sociale que la Cité interdite. C’est un univers miniaturisé, modeste reflet des somptueux pavillons impériaux.

Pour en savoir plus sur l’architecture chinoise.

L’édifice chinois en bois est généralement construit sur une terrasse de terre damée, c’est-à-dire de blocs de terre compressés extrêmement solides, et recouverte de marbre blanc dans les palais impériaux. Les murs en Chine ne sont pas porteurs, ce sont les colonnes de bois qui rythment I édifice dans sa longueur et en supportent le poids. L’architecte chinois a mis au point une astucieuse charpente ressemblant à un véritable jeu de construction, faite d’un empilement de poutres et de poutrelles qui, jusqu’au sommet, supportent toutes les tuiles. Le toit prend le plus souvent la forme d une très longue courbe qui se relève à chaque angle, comme attiré par le ciel. Il repose ainsi presque directement sur les colonnes de bois, qui n’ont pas de chapiteaux, comme en Occident, mais un système de consoles supportant les poutres.

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