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L’Art : Le Dadaïsme

Vous êtes ici : » » L’Art : Le Dadaïsme ; écrit le: 26 mars 2012 par La rédaction modifié le 22 octobre 2018

L'Art : Le DadaïsmeOfficiellement, le mouvement dada naît le 8 février 1010, à Zurich, au cabaret Voltaire. Son nom fut trouvé au hasard des pages d’un dictionnaire. Réfugiés en Suisse, les Roumains Tristan Tzara et Marcel Janco, les Allemands Hugo Ball et RICHARD HUELSENBECK ainsi que l’Alsacien JEAN Arp renient non seulement la société bourgeoise, responsable à leurs yeux de la tragédie de la Première Guerre mondiale, mais aussi ses valeurs littéraires et artistiques. Ils rejettent toutes les formes traditionnelles d’art : à la peinture, ils préfèrent le montage ; à la sculpture, l’assemblage monumental.

La création, pour les dadaïstes, doit être spontanée et abandonnée au hasard. Ils sèment la confusion en mêlant les genres artistiques : les peintures deviennent des manifestes écrits, la poésie est accompagnée de sons et de bruitages bizarres. Tout en provoquant les spectateurs, ils font, en art, de réelles trouvailles, comme les poèmes phonétiques, le photomontage, l’assemblage de matériaux hétéroclites, d images et de mots, y mêlant toujours l’humour, l’ironie et la dérision. Le dadaïsme apparaît presque simultanément en Europe et aux Etats-Unis où MaN Ray, Francis Picabia et Marcel Duchamp travaillent à une remise en cause de la notion d art.



En 1918, le mouvement prend un tournant révolutionnaire : la jonction est faite à New York avec Picabia, dont la revue 391 comporte le Manifeste Dada, écrit par Tristan Tzara, qui affirme la force destructrice de dada. Dès lors, dada rompt avec tout ce qui le rattache à l’art, et fait table rase du passé. Le public, de plus en plus malmené pendant les démonstrations au cabaret Voltaire, se fait plus rare. Le mouvement émigre alors à Berlin, avec Huel

SENBECK auquel se joignent Hausmann et Grosz, dont les caricatures dénoncent la bourgeoisie allemande ; à Cologne, avec Max Ernst et Jean Arp; à Hanovre, avec Kurt Schwitters et ses détritus assemblés qu’il appelle « Merz ». Paris devient le lieu de prédilection de Tzara, qui, en 1920, est accueilli par les écrivains André Breton, Louis Aragon, Philippe Soupault. Les manifestations publiques se poursuivent, les dadaïstes en arrivent à injurier les spectateurs. Ils sont jugés trop négatifs : c’est la rupture, en 1923, avec les futurs surréalistes regroupés autour d’André Breton.

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