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L’Art : l’impressionnisme

Vous êtes ici : » » L’Art : l’impressionnisme ; écrit le: 26 mars 2012 par La rédaction modifié le 22 octobre 2018

L'Art : l'impressionnismeS’exposer… à la critique !

En 1874, boulevard des Capucines, à Paris, s’ouvre une exposition organisée par une trentaine d’artistes dont Edgar Degas, Claude Monet, Auguste Renoir, Camille Pissarro, Paul Cézanne, Berthe Morisot. Ils ont entre trente et quarante ans et n’acceptent plus de voir régulièrement la plupart de leurs œuvres refusées par les jurys des Salons officiels. Monet expose un tableau intitulé Impression, soleil levant, qui fait dire au critique Louis Leroy : « Impression, j’en étais sûr, je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans(…) » (Le Charivari, 25 avril 1874). C’est ainsi que le baptême se fait, et que naît le terme « impressionnisme ».

Entre 1874 et 1886, il v aura huit expositions impressionnistes. Les critiques ne ménagent pas, surtout au début, leurs propos hostiles et moqueurs. L’un d’eux, Albert Wolff, écrit lors de la deuxième exposition : « Cinq ou six aliénés, dont une femme, un groupe de malheureux atteints de la folie de l’ambition s’y sont donné rendez-vous pour exposer leurs œuvres. (…) Ces soi-disant artistes s’intitulent les intransigeants, les impressionnistes, ils prennent des toiles, de la couleur et des brosses, jettent au hasard quelques tons et signent le tout » [Le Figaro, 3 avril 1876).



Mais, petit à petit, cette « nouvelle peinture » trouve ses défenseurs. L’écrivain Emile Zola prend parti pour ceux qu’il considère comme « de véritables peintres, des artistes doués du plus grand mérite ».

Peintres du paysage ou peintres de la lumière ?

Pour les impressionnistes, il n’est plus question de se pencher sur le passé, sur l’histoire, de puiser l’inspiration dans les références religieuses ou mythologiques : ils peignent ce qu’ils voient, rien que ce qu’ils voient et presque tout ce qu’ils voient !

Dès 1863, sur les traces de leurs aînés, les peintres de l’école de Barbizon, Monet, Renoir, Sisley, Bazille, quittent l’atelier parisien de Charles Gleyre pour aller travailler « sur le motif », dans la campagne des environs de Paris. L’apparition de la peinture en tube leur permet de se déplacer plus facilement, pour travailler en plein air, même si, la plupart du temps, ils achèvent leurs tableaux en atelier. Leur souci? Peindre la nature telle qu’elle leur apparaît, dans la lumière du moment présent. La même préoccupation les emmène sur la côte normande, du Havre à Honfleur, à la recherche de la lumière changeante des bords de mer.

Ils saisissent leurs motifs à différentes heures de la journée et à différentes saisons de l’année (Paysage d’hiver à Louveciennes, Pissarro). Cette nature qu’ils aiment, ils la peuplent de personnages qu’ils cherchent à intégrer dans le paysage. Dans ses Femmes au jardin (p. 250). Monet réussit à traduire l’instant où les jeunes femmes se retrouvent au jardin, alors que le soleil et les ombres jouent et se découpent sur le sol.

la vie telle qu’elle se laisse voir

Les  impressionnistes vivent avec leur époque. et ils en montrent tous les aspects. La France  se modernise, les chemins de fer se développent, les peintres s’emparent du sujet : trains dans la campagne, ponts de chemins de fumées envahissent leurs tableaux. Pour pendre le train, ils se rendent dans les gares : ils les représentent (La Gare Saint-Lazare. Au bout de la ligne, ils descendent avec  les Parisiens qui fuient la ville en fin de naine pour se distraire sur les bords  de ? : ils montrent leurs contemporains qui du bateau sur le fleuve, se rafraîchissent dansles guinguettes (Le Déjeuner des canotiers. Renoir) et finissent la journée dans  les bals populaires.

Rentrent-ils à Paris, c’est pour retrouver la ville qui se transforme, en peindre les grands boulevards, la foule qui s’y promène, les rues «ides ou en fête (La Rue Montorgueil à Paris. Fête du 30 juin 1878, Monet).

Les  Parisiens vont au théâtre, à l’Opéra ? Les peintres y sont (L’Orchestre de l’Opéra, Deçà – . Ils se rendent dans les bars, les jardins publics, sur les champs de courses ? Les peintres sont encore là (La Musique aux Tuileries. Manet)…Et, comme pour bien affirmer leur existence au sein de ce fourmillement de vie, ils se prennent les uns les autres pour modèles, font des portraits de leurs amis et de leur famille, sans oublier… de se peindre eux-mêmes !

Les « séries »

Alors  que le groupe se disperse, au milieu des années 1880, Monet poursuit inlassablement sa démarche : il s’attache sans fin aux mêmes motifs qu’il représente plusieurs dizaines de fois sous des lumières changeantes, réalisant ce qu’on appelle des « séries » : les « Meules » (1890-1891), les « Peupliers » (1891), les < Cathédrales de Rouen » (1892-1893, p. 26) puis les « Nymphéas » (nénuphars, p. 250) de son jardin d’eau de Giverny et ceux offerts à la France en 1918, installés au musée de l’Orangerie à Paris.

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