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L’Art : après l’impressionnisme : l’éclatement des tendances

Vous êtes ici : » » L’Art : après l’impressionnisme : l’éclatement des tendances ; écrit le: 26 mars 2012 par La rédaction



Que faire après les impressionnistes quand on est un jeune peintre ?

L’héritage de la liberté

A la fin du XIX1‘ siècle, les jeunes peintres qui se destinent à une carrière artistique peuvent éviter l’enseignement très classique de l’Ecole des beaux-arts car de nombreux ateliers privés donnent une formation beaucoup plus libre. Le Salon officiel n’est plus le seul endroit où un artiste peut faire connaître ses œuvres au public, des Salons sans jury ni récompenses se tiennent chaque année. Les galeries d’art, où les artistes peuvent exposer et tenter de vendre leurs tableaux, se multiplient.

Très marqués par les impressionnistes, les jeunes peintres réagissent, soit en essayant de prolonger les recherches de leurs aînés, soit en les rejetant. Pendant une vingtaine d’années, c’est l’éclosion d’une multitude de courants qui, au lieu de se succéder, coexistent. En même temps, des artistes, comme Cézanne ou Van Gogh, se tiennent en marge des groupes et poursuivent leur création en solitaires.



Rapprocher l’art et la science : les néo-impressionnistes

Sans renier les travaux de leurs prédécesseurs, puisqu’ils acceptent le nom de « néo-impressionnistes » (c’est-à-dire nouveaux impressionnistes) qui leur est donné par un critique, le groupe qui se réunit autour de Georges Sevrât et Paul Signac entreprend des recherches dans une voie originale : mettre les connaissances scientifiques au service de l’art, en utilisant le contraste des couleurs complémentaires et le mélange optique. En appliquant ces deux principes, les artistes néo-impressionnistes peignent par petites  touches de couleurs différentes, juxtaposées directement sur la toile : on dit qu’ils divisent la touche, et c’est pourquoi on les appelle aussi « divisionnistes ».

Les néo-impressionnistes, comme les impressionnistes, représentent des paysages, des scènes de loisirs et le monde du spectacle. Mais tandis que les impressionnistes cherchaient à rendre la sensation éphémère du moment et de sa lumière, Seurat et ses amis donnent dans leurs œuvres une impression de durée, de permanence. Ils ne travaillent pas de manière spontanée, chaque tableau est longuement préparé par des dessins, des études et de nombreuses esquisses.

Reconstruire la réalité

Paul Gauguin, après une période impressionniste. se moque de la technique des néo-impressionnistes. il qualifie ce mouvement de « ripipoint »… Il commence à travailler, au contraire, en larges aplats de couleurs vives. Les contours des sujets représentés sont parfois soulignés par des traits sombres, qui isolent chaque élément : cette technique, inspirée de celle du vitrail et de celle des estampes japonaises, est appelée le cloisonnisme.

Si Gauguin et ses amis cherchent l’inspiration dans la réalité qui les entoure, ils la recomposent, la reconstruisent, dans un style original, par le jeu des formes et des couleurs, sans vouloir donner l’illusion de la perspective.



« Il n’y a pas de tableaux, il n’y a que des décorations »

Les nabis (mot qui signifie « prophètes » en hébreu) regroupent des jeunes peintres comme Bonnard et Vuillard, qui admirent les œuvres de Gauguin et sont fascinés par l’art japonais que l’on vient de découvrir à Paris. Leurs tableaux ont pour sujet des scènes d’intérieur, très intimes, et des portraits individuels ou en groupe de leurs amis. Ils veulent que l’art soit partout, et s’orientent vers une peinture décorative. Ils ne se contentent pas de peindre des tableaux : paravents, murs, vitraux, papiers peints, affiches, décors de théâtre, tous les supports les intéressent.

Le tournant du siècle

Matisse, Derain, Vlaminck et quelques autres sont les héritiers du néo-impressionnisme, de Gauguin et du travail que mène en solitaire Van Gogh. Dans leurs tableaux, la couleur pure est portée à son paroxysme, la notion d’espace et la perspective sont abandonnées, la lumière des impressionnistes rejetée. Au Salon d’automne de 1905, dans la salle où leurs œuvres sont présentées, se trouve aussi une sculpture académique. Un critique s’écrie, choqué par la violence des couleurs : « Mais c’est Donatello parmi les fauves ! » Le fauvisme est baptisé… Cela montre qu’on peut encore faire scandale après les impressionnistes, et ce n’est pas fini !

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