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L’Art : Michel-Ange Michelangelo Buonarroti dit 1475-1564 Sculpteur, peintre, architecte et poète

Vous êtes ici : » » L’Art : Michel-Ange Michelangelo Buonarroti dit 1475-1564 Sculpteur, peintre, architecte et poète ; écrit le: 28 juillet 2012 par La rédaction modifié le 23 octobre 2018



En 1488, le jeune Michelangelo entre dans l’atelier du peintre Domenico Ghirlandajo à Florence. Très vite, il étudie seul l’œuvre des plus grands. Giotto, Masaccio. Donatello. Dans le jardin de Saint- Marc, peuplé de statues antiques, il tente d’arracher au marbre les secrets de la beauté du corps humain qu’il dessine sans cesse. Laurent de Médicis. dit le Magnifique. L’accueille dans son palais « comme son fils » et lui fait connaître le cercle cultivé des humanistes florentins.

Le sculpteur

Jamais Michel-Ange n’a voulu s’étendre sur sa formation de sculpteur, prétendant, avec un orgueil superbe, avoir appris tout seul la difficile méthode de la taille directe. Choisissant lui-même les blocs de marbre les plus beaux, il fait émerger progressivement la figure qu’il sent enfermée au cœur de la pierre. Certaines de ses sculptures sont restées inachevées, montrant comment des parties du corps sont encore prisonnières du marbre.

Avec la statue colossale de David achevée en 1504, il transforme un personnage de la Bible en héros antique, animé d’une puissance exceptionnelle. Impressionné par cette activité intense, le pape Jules II invite Michel-Ange à Rome, en 1505, pour réaliser le monument funéraire qui doit célébrer le triomphe de l’Eglise et assurer sa propre gloire après sa mort. Pour rivaliser avec les mausolées antiques, Michel-Ange imagine une structure complexe de niches et de statues sur plusieurs niveaux, encadrant une figure de

Moïse, le prophète qui a fait sortir les Hébreux d’Egypte. Interrompue par une brouille entre le pape et l’artiste, puis par la décoration de la chapelle Sixtine, la construction du tombeau reprend après la mort de Jules II en 1513, pour s’achever seulement en 1545. Très attaché à ce projet, Michel-Ange travaille pendant trois ans à la statue de Moïse et à celles des deux Esclaves. Moïse., au regard étincelant, représente la grandeur morale de l’homme choisi par Dieu.



Entre 1520 et 1530, Michel-Ange est à Florence, chargé de transformer la chapelle de l’église San Lorenzo, qui abrite les tombeaux de la famille des Médicis. Ces monuments de marbre sortent des murs, dominés par les figures sculptées du Jour et de la Nuit. de l’Aurore et du Crépuscule, aux corps féminins si puissants et si musclés qu’ils font penser à des corps masculins. Jusqu’à ses derniers jours, le sculpteur entreprend, sans toujours les achever, plusieurs représentations de la Vierge portant le Christ mort, des Pietà. Cherchant la perfection, tourmentée par l’idée de la mort, il lui est devenu impossible de terminer ses sculptures.

Le peintre

Lorsque Jules II commande à Michel-Ange en 1508 la décoration de la voûte de la chapelle Sixtine, ce dernier obtient du pape de réaliser seul son ambitieux projet. Il se met au travail au début de 1509 et. Presque seul, enfermé des journées entières dans la chapelle, il lui faut quatre années pour accomplir ce chef- d’œuvre : raconter la Bible, la création du monde, les ténèbres, la création de l’homme (p. 141) et de la femme, le drame de l’humanité tout entière chassée du paradis terrestre et l’histoire de Noé, surpris par le déluge. Il imagine une architecture en  trompe-l’œil pour rythmer la voûte.

Chacune des scènes semble être soutenue par de jeunes adolescents nus, aux corps d’athlètes. les Ignudi. Dont les mouvements et les torsions expriment les émotions de l’âme et annoncent les déformations picturales du maniérisme. Entre les fenêtres, Michel-Ange peint des figures de  L’Ancien Testament, des Sibylles et des Prophètes, les « voyants » qui ont annoncé la venue du Christ; ils sont tous sculpturaux, assis, occupés à lire, à écrire ou en train de méditer. Enfin, dans les retombées de la voûte, il fait entrer les ancêtres du Christ. Des couleurs vives, ardentes, presque stridentes révélées par la restauration récente soutiennent la composition. S il construit les corps comme des sculptures, Michel-Ange est aussi un peintre de la démesure et un coloriste de génie.

Beaucoup plus tard, en 1536, à la demande du pape Paul III, Michel- Ange retourne dans la chapelle Sixtine pour réaliser la décoration du mur situé derrière l’autel. Il peint Le Jugement dernier, achevé en 1541. C’est une vision terrible de la fin du monde.



avec, au centre de la composition, le Christ, dont la force se déchaîne dans un geste de malédiction, rythmé par les trompettes des anges qui accueillent les élus, alors que les damnés emportés par la barque de Caron sont précipités dans les Enfers.

L’architecte

Michel.-Ange donne là encore la dimension de son génie. À soixante ans. au sommet de sa gloire, il est chargé de concevoir l’aménagement de la place du Capitole à Rome. Dans ce lieu où se trouvent déjà un palais et une église, Paul III souhaite installer la statue équestre de Marc-Aurèle. Au centre des bâtiments existants qui forment un trapèze, Michel-Ange arrive à concevoir une place de forme ovale, un espace qui ne dépend pas de la forme des bâtiments qui l’entourent mais qu’il crée, qu’il invente de toutes pièces. Dans l’harmonie des façades, il trouve l’ordre et l’équilibre. Vers 1546, il achève le palais Farnèse, (pi il dote d’une puissante corniche. A partir de 1549, il consacre ses dernières années à une tâche gigantesque : la basilique Saint-Pierre au Vatican.

Il  donne an monument son allure définitive pour mettre en évidence le plan en forme de croix grecque de l’édifice. L’espace intérieur est simple, clair, grandiose. La coupole, qu’il avait prévue surmontée d’une lanterne très haute, n’est pas achevée lorsqu’il meurt en 1564. Profondément religieux, Michel- Ange est partagé entre le bien et le mal et traversé par des crises spirituelles graves qui le déchirent. Il souffre de la faiblesse et de l’indignité de l’homme face à Dieu. Dans son art. il exprime son tourment : c’est un témoignage grandiose de l’humanisme de la Renaissance .

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