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L’Art : Monnet Claude 1840-1926 peintre

Vous êtes ici : » » L’Art : Monnet Claude 1840-1926 peintre ; écrit le: 29 mars 2012 par La rédaction modifié le 23 octobre 2018

L'Art : Monnet  Claude  1840-1926 peintreClaude Monet passe sa jeunesse au Havre. Au collège, il s’ennuie beaucoup pendant les cours et préfère s’exercer à son talent de caricaturiste. Le peintre Eugène Boudin l’entraîne alors dans la campagne, et lui fait découvrir le plaisir de peindre sur le motif. Il a presque vingt ans. il veut apprendre à peindre, hors des contraintes d’écoles trop rigides pour lui. Entre Le  Havre, la maison de Sainte-Adresse – résidence d’été de sa famille -, la forêt de Fontainebleau et Paris, il peint.

Le cercle des amis s élargit, ils sont tous peintres, déjà connus comme Courbet, ou bientôt célèbres comme Manet, Renoir ou Pissarro. Ils ont le même âge, ils vont souvent au bord de la mer, sur les berges de la Seine, dans cette banlieue qui est encore la campagne, celle où l’on va le dimanche danser dans les guinguettes.



Même si l’argent manque sérieusement, Monet peint avec passion, sans relâche, et le grand portrait de Camille. sa compagne, exposé au Salon de 1866, est admiré par la critique. Mais, à son grand désespoir, Femmes cm jardin est refusé l’année suivante par un jury de plus en plus hostile à cette jeune génération qui expérimente de nouvelles manières de peindre.

Devenu père de famille, il est obligé de demander du secours à tous ses amis. Pour peindre comme il 1’entend, en plein air, il trouve un logement à Bougival. Renoir est son plus proche voisin. Ensemble ils vont à la Grenouillère, un restaurant flottant installé sur la Seine, rendez-vous des canotiers endimanchés. Ils peignent l’eau qui se reflète et bouge. Avec des points, des virgules, des touches de couleur rapides, ils obtiennent ce  qu’ils cherchaient : donner l’impression du mouvement et de la vie.

La guerre avec la Prusse éclate en juillet 1870. Monet quitte la France, s’installe à Londres où il retrouve Pissarro. Il fait la connaissance du marchand de tableaux Paul Durand-Ruel, qui lui achète quelques peintures. Revenu en France, il s’installe avec sa famille à Argenteuil, dans cette campagne au bord de la Seine si proche de Paris. Sa peinture est lumineuse. Il supprime les ombres noires, et les formes précises disparaissent. Les couleurs jouent entre elles, vibrent et frémissent en une succession de traits et de taches épaisses, posées directement sur un fond blanc.

Monet et ses amis décident d’organiser une manifestation libre, sans jury ni récompense, avec, entre autres, Renoir, Cézanne, Pissarro, Degas. L’exposition ouvre ses portes le 15 avril 1874. dans l’atelier du photographe Nadar. C’est là qu’un journaliste, devant un tableau de Monet, Impression, soleil levant, lance pour se moquer le qualificatif d’« impressionniste ». La presse se déchaîne et les artistes présents sont couverts de ridicule.

Monet quitte Argenteuil et s’installe en 1877 près de la gare Saint-Lazare. Après Caillebotte et Manet, il est tenté par le thème du chemin de fer. Cet aspect de la vie moderne l’attire et, à plusieurs reprises, il plante son  Chevalet sous les grandes verrières de la gare pour peindre les locomotives entrant en gare, dans un nuage de fumée.

Cependant, c’est à la campagne que Monet a envie de vivre, là où il peut peindre vraiment dans la nature. La mort de Camille, en 1879, est une épreuve terrible, mais il voyage, infatigable, de Poissy à Etretat, et porte ses toiles et ses boîtes de couleurs aux bords des falaises. Il cherche un lieu pour vivre avec sa nouvelle compagne, Alice, et leurs enfants, une maison près de l’eau, un jardin pour peindre an milieu de la campagne. A Giverny, il trouve enfin la maison de ses rêves, bordée d une rivière, proche de la Seine ; il s’y installe en 1883.

Il a alors plus de cinquante ans, il est célèbre, les expositions se multiplient. Sa peinture évolue : en 1890. il entreprend sa première série, celle des « Meules », puis, en 1895, celle des « Cathédrales » (p. 26). C’est un événement lorsque le public découvre ces suites de tableaux peints à des heures différentes de la journée. Giverny, dont il aménage le jardin, devient le thème principal de sa peinture. Il travaille à une nouvelle série qu’il expose en 1909, les « Nymphéas », où le regard bascule, perdu dans le jeu coloré des reflets et de l’eau. Malgré la mort d’Alice en 1911 et la guerre qui vient d’éclater, Monet traverse les dernières années de sa vie avec toujours la même passion de peindre.

Pour célébrer à sa manière l’armistice de 1918, il offre à la France, par l’intermédiaire de Georges Clemenceau, une décoration murale, les Nymphéas, installée pour toujours au musée de l’Orangerie à Paris. C’est le dernier message du peintre, qui s’exprime dans un art novateur à la limite de l’abstraction. Il meurt à Giverny en 1926 .

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