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L’Art : Van Eyck Jan Vers 1390/1400 -1441 Peintre

Vous êtes ici : » » L’Art : Van Eyck Jan Vers 1390/1400 -1441 Peintre ; écrit le: 30 mars 2012 par La rédaction



Jan Van Eyck voit le jour à la fin du XIVe siècle, dans un village de la vallée de la Meuse -peut-être Maaseik – situé actuellement en Belgique. Les ducs de Bourgogne dominent ce vaste territoire appelé les Flandres. Jan a un frère, Hubert, également peintre, dont la vie est si mystérieuse que l’on a pu se demander s’il a vraiment existé. La personnalité de Jan Van Eyck est entourée d’un prestige extraordinaire, puisque la tradition lui attribue l’ invention de la peinture à l’huile. Cette prodigieuse technique, en fait déjà connue, fut perfectionnée et généralisée par Van Eyck, ce qui lui permit d’introduire un art très novateur et très différent de celui de ses contemporains italiens. Premier peintre de la Renaissance dans les pays du Nord, il part à la conquête de la réalité.

Sa manière nouvelle se traduit par le soin qu’il apporte à reproduire, avec finesse, les moindres détails. Lorsqu’on regarde de près les peintures de Van Eyck, on peut compter dans la fourrure d’un animal le nombre de poils, qui sont peints un à un. Les Heures de Milan-Turin, son œuvre la plus ancienne, montrent à quel point il a poussé l’observation de la nature, et avec quelle précision d’orfèvre il l’a rendue.

En 1425, Van Eyck, avec le titre de valet de chambre, entre au service du duc de Bourgogne,’ Philippe le Bon, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort. Cette charge comprenait la réalisation de tableaux, et des missions diplomatiques secrètes. Après un voyage au Portugal et en Espagne pour le mariage du duc avec Isabelle de Portugal, Van Eyck s’installe à Bruges en 1429.

Sa première grande œuvre est le Polyptyque de l’Agneau mystique. On dit que son frère aîné Hubert l’aurait commencé; Jan l’achève en 1432. Ce polyptyque, ouvert, mesure près de 5 mètres de large sur plus de 3,50 mètres de haut. Dans la religion chrétienne, l’Agneau symbolise le sacrifice du Christ, mort pour sauver les hommes. Il est représenté ici debout sur  l’autel, le sang  jaillissant de son flanc recueilli dans un calice, alors qu’une foule immense s’approche pour l’adorer.



Dans le domaine du portrait aussi, Van Eyck a été novateur. On est saisi par l’impression de vérité et par l’expression qui se dégagent de L’Homme au turban rouge (1433), dont il a reproduit avec minutie la repousse de la barbe. Le portrait des Époux Arnolfini est un tableau fascinant et mystérieux : Van Eyck montre ces époux solennels dans l’espace précieux de leur chambre où la lumière brille et fait jouer les reflets dans le miroir. L’épouse est habillée à la mode de l’époque ; à ses pieds le petit chien symbolise la fidélité conjugale.

Il peint avec autant de réalisme le portrait du donateur dans La Vierge du chancelier Rolin (vers 1430, p. 35). Dans cette œuvre, commandée par le conseiller du duc de Bourgogne pour sa chapelle de la cathédrale d’Autun, on voit se déployer à l’arrière la ville de Liège, décrite avec précision et avec quelques détails imaginaires.

Après lui, les artistes ne peindront plus comme avant. La délicatesse de la lumière qui baigne sa peinture et sa prodigieuse habileté à traduire la réalité oui eu. Au XVe siècle, une influence immense dans l’Europe entière .



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