L’Art : Miró Joan 18 9 3-1983 Peintre et sculpteur

> > L’Art : Miró Joan 18 9 3-1983 Peintre et sculpteur ; écrit le: 29 mars 2012 par La rédaction modifié le 13 novembre 2014

Dès son plus jeune âge, Joan Miró, fils d’un orfèvre- horloger catalan, fit preuve d’un véritable engouement pour le dessin. S’il s’engage dès 1907 dans des études de commerce, il suit parallèlement les cours de l’Ecole des beaux-arts de Barcelone. En 1911, il tombe gravement malade et part en convalescence dans une ferme acquise par ses parents en Catalogne; c’est là qu’il prend la décision de devenir peintre.

Attiré par le fauvisme et le cubisme, il fréquente l’académie Gali à Barcelone (où il rencontre le peintre dadaïste Picabia) puis part en 1919 pour Paris. Là, il se lie d’amitié avec Picasso et les représentants de l’avant-garde, côtoie les surréalistes dont il va devenir  l’un des fidèles. L’étape est décisive. Considérant que la peinture est entrée en décadence après l’art préhistorique de la grotte de Lascaux, il a désormais pour seul mot d’ordre : « Assassiner la peinture ! » Il s’emploie à utiliser de nouveaux matériaux (métal, ficelle, bois, etc.) et à inventer un univers ludique et fantastique débarrassé de toute contrainte.

André Breton ne s’y trompe pas : malgré sou admiration pour De Chirico, il considère Miró, peintre-poète, comme « le plus surréaliste de nous tous ». De fait, l’inventivité des formes (fondée essentiellement sur l’arabesque et la tache), leur liberté, la notion de jeu dans l’espace, l’utilisation des lettres et des mots dans ses « tableaux- poèmes » confèrent à Miró toute sa singularité.

En 1932, il expose chez Pierre Matisse à New York. A cette époque, il explore les possibilités de la lithographie, autre variante de son art. La guerre d’Espagne le contraint à séjourner en France, à Varengeville (en Normandie) ; de retour à Barcelone, il s’intéresse à la céramique et aux grandes compositions. Refusant d’être rattaché au groupe des peintres abstraits, dont il critique la « maison déserte », Miró poursuit son travail solitaire, qui aboutit, dans les années cinquante et soixante, à de grands formats monochromes (Bleu I, Il et III).

La fin de sa vie  « J’ai beaucoup fréquenté les poètes, car je pensais qu’il fallait dépasser la chose plastique pour atteindre la poésie. » Cette phrase de Mirô pourrait résumer son œuvre : rarement un artiste aura atteint ce degré de « merveilleux en peinture ». En témoigne encore aujourd’hui la fondation qui porte son nom, ouverte en 1976 en Espagne, et où sont regroupées la plupart de ses œuvres .

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