Qu’est – ce que la paysage ? Culte des lieux antiques et modernes

> > Qu’est – ce que la paysage ? Culte des lieux antiques et modernes ; écrit le: 31 janvier 2014 par La rédaction

Toute parcelle de terre, comme le suggère Vrenturi Feriolo, peut devenir pour notre âme de contempla­teur un site archéologique. Car l’esprit qui contemple nous pousse à percevoir et à rechercher des pré­sences cachées de l’histoire et de la culture, à décou­vrir, derrière ces forêts, ces champs ou ces pierres des témoignages durables d’ineffable beauté. L’homme, suivant ces récits, crée un monde, est un démiurge ; à l’origine, agriculteur, jardinier. Dans la Bible juive, l’homme garde le lieu de Dieu et en même temps protège son milieu. De cette image a surgi tout un ensemble de réalisations et d’organisations au cours du temps. La nature de cette façon se dépasse en offrant elle-même, à travers ses éléments, un objet qui la transcende. C’est le paysage créé par l’homme qui, à travers le travail, la liberté et le jeu de l’imagi­nation, modifie le monde ambiant en transformant l’environnement réel. Il faut comprendre le paysage

comme dépositaire des transformations opérées par l’homme, parties extrapolées de la totalité de la nature. La production humaine se présente suivant un double sens : expression, d’un côté, du goût dans le choix des lieux et suivant divers idéaux culturels et sociaux, et, d’un autre côté, de ses activités, des cultures et des implantations urbaines. Le premier sens est esthé­tique, le second est productif, rejouant l’opposition entre beau et utile. Une possible médiation aurait été ou aurait pu être l’architecture du paysage mais, jusqu’à présent, face à la destruction toujours plus envahissante, elle n’a pas atteint son but. L’unique opposition a été la conservation et la protection de portions plus ou moins vastes du territoire.

Le lieu peut contenir de nombreux et divers aspects ci significations. Dans la Métaphysique  on trouve l’affirmation suivant laquelle “l’Être se  prend en plusieurs acceptions, mais c’est toujours relativement à un terme unique, à une seule nature déterminée ”. Et ceci conforte notre opinion selon laquelle, même quand il n’existe pas un mot déter­miné pour décrire le paysage, celui-ci peut également vivre dans une sensibilité qui de toute façon en exprime le sens et la valeur. Ce dont Alain Roger, critique par rapport à la position d’Augustin Berque I1997, p. 571, a parlé récemment en évitant justement l’obsession du lexique.

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