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piqueuse plate

Vous êtes ici : » » piqueuse plate ; écrit le: 21 mars 2012 par La rédaction modifié le 5 novembre 2014

piqueuse plate La machine à coudre est couramment appelée « piqueuse plate » dans les entreprises de confection. Elle permet d’assembler, par l’intermédiaire de différents organes et par l’entrecroisement d’un fil de dessus et d’un fil de dessous, deux épaisseurs de tissu, formant ainsi un point noué.

Quelques données techniques

□    Le point noué a pour numéro normalisé 301, c’est un point solide utilisé dans la majorité des piqûres.



□    Le crochet est un organe concourant à la formation du point ; par un mouvement rotatif, il attrape, avec sa pointe, la boucle de fil formée par l’aiguille. Il l’agrandit, lui fait entourer la canette contenant le fil de dessous, ce qui a pour effet de nouer les deux fils.

□    Organes maintenant le tissu : le pied- presseur maintient le tissu lors du piquage ; la plaque à aiguille, vissée sur le plateau de la machine, soutient le tissu pendant le travail ; elle comporte un trou pour le passage de l’aiguille.

□    Les griffes sont les organes qui entraî­nent le tissu ; elles sont animées d’un mou­vement de translation à trajectoire circu­laire.

La formation du point noué

Pour que ce point noué, appelle aussi point droit, soit aussi joli sur l’endroit que sur l’envers de la piqûre, il est nécessaire de régler parfaitement les tensions du fil de dessus et de dessous.

L’évolution de la machine à coudre

■   Un peu d’histoire

Plusieurs chercheurs ont essayé, depuis le XVIIIesiècle, de construire une machine à coudre. C’est Charles Wei- senthal, tailleur  allemand résidant à Londres qui, en 1750, inventa la pre­mière. En 1818, Joseph Madersperger, maître tailleur autrichien, obtint un bre­vet pour une machine utilisant un fil continu et comportant une aiguille ; il la construisit en série de 1814 à 1830.

■   L’apparition de la machine à coudre en France

En 1829, le Français Barthélémy Thi – monier construit un métier à coudre entièrement en bois, qu’il fait breveter en 1830. Il s’agit d’une machine à point de chaînette. Il crée, au 155 de la rue de Sèvres à Paris, le premier atelier de confection, avec 80 machines pour la fabrication d’uniformes militaires, ce qui provoque une véritable révolution chez les ouvriers tailleurs, qui craignent de perdre leur ouvrage.

En 1851, Isaac Singer, un Américain, dépose un brevet pour une machine comportant des dispositifs inventés par Walter Hunt (1834) et Elias Hove (1845). Il a l’idée de transmettre les mouve­ments au moyen d’une courroie ronde et imagine le pied-de-biche (actuel pied – presseur). Il crée la première machine familiale avec crochet rotatif en 1911. Ce dispositif équipe encore les machines de nos jours.

■   La machine à coudre moderne

La machine à coudre appelée machine classique ou machine industrielle est la plus utilisée dans les industries de l’habillement. La machine familiale, plus maniable, est utilisée par les coutu­rières. Elle réalise les mêmes points que la machine industrielle et peut faire des points décoratifs.

Vidéo : La machine à coudre

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : La machine à coudre

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