L’art contemporain en Europe

> > L’art contemporain en Europe ; écrit le: 28 mars 2012 par La rédaction modifié le 22 octobre 2018

L’art contemporain en Europe:

Les artistes européens de l’après-guerre évoluent dans des mouvements d’avant-garde. Ils imaginent de nouveaux moyens pour exprimer une image poétique du monde moderne.

Le mouvement Cobra (1948-1951):

Le mouvement Cobra se constitue à Paris autour du peintre danois Asger Jorn (1914-1973), du peintre hollandais Karel Appel (1921-2006) et du peintre belge Pierre Alechinsky (né en 1927). Le nom du mouvement vient de la contraction de Copenhague, BRuxelles et Amsterdam, qui sont les capitales des pays dont les principaux artistes sont originaires. Les activités de Cobra sont proches du surréalisme : automatisme, abandon de la raison raisonnante et libre action de l’inconscient. Les artistes font preuve d’un non-conformisme affiché : goût du spontané et du collectif (tableaux réalisés à plusieurs), refus des règles strictes de l’abstraction géométrique et de l’art figuratif trop étroit. Ils donnent une large place au rêve ainsi qu’au fantastique et au merveilleux puisés dans les arts et traditions populaires Scandinaves.

L’art informel:

Plutôt qu’une école, l’art informel regroupe les tendances d’une pratique picturale qui affiche l’expressivité des matériaux (matériologie) et l’éloquence des gestes spontanés de l’artiste sur le support. Les peintres matiéristes remettent en cause les techniques traditionnelles en pratiquant une peinture opaque dont ils travaillent la matière dans l’épaisseur : les toiles sont triturées, griffées et incisées. Ils mélangent de la corde, du cuir et des tissus agglomérés qu’ils collent à même le support. Ils peignent avec du goudron, du plâtre, du marbre pilé mélangé à de la colle. Proches de l’abstraction lyrique, ils refusent une figuration trop explicite. Antoni Tapies (né en 1923), Jean Fautrier (1898-1964) et Jean Dubuffet (1901-1985) fabriquent de fertiles « texturologies ». Ils mélangent des matériaux insolites et associent différentes techniques (huile, gouache).

Les nouveaux réalistes (1960-1963) : l’aventure de l’objet:

En avril I960, des artistes peintres et sculpteurs regroupés en France par le critique d’art Pierre Restany signent le Manifeste du nouveau réalisme. Les artistes questionnent alors l’environnement culturel et social de l’Europe de la fin des années 50. Luttant contre les idées reçues, ils révolutionnent le tableau peint sur une surface à deux dimensions. Ils collectionnent et détournent des objets qu’ils assemblent sur la toile. Art urbain, cette appropriation du réel souligne l’industrialisation du monde (objet en rapport avec la société de consommation).
Yves Klein (1928-1962) peint des tableaux d’une seule couleur, ce sont les peintures monochromes « zones de sensibilité pure » et d’« imprégnation universelle par la couleur ». Raymond Hains (1926-2005) et Jacques Mahé de la Villeglé (né en 1926) s’emparent des affiches déchirées qu’ils trouvent sur les murs des rues et les exposent comme le témoignage d’une réalité sociale.

les limites de la peinture:

Les grands formats d’Olivier Debré:

« J’aime la lumière du soir. C’est cette lumière qui m’aide à décider d’une couleur. » Chef d’atelier à l’école des Beaux-Arts de Paris (peinture et art mural), Olivier Debré (1920-1999) utilise des toiles de très grandes dimensions. La monumentalité de ces formats agit directement sur l’espace émotif du spectateur. « Peintre de la réalité », il déploie dans ses grands paysages colorés des sensations physiques et charnelles. Il mêle sur l’espace de sa toile l’épaisseur granuleuse de la matière picturale et la transparence lissée de la couleur.

Karel Appel, un peintre Cobra:

L’artiste collecte, collectionne et recycle des matériaux qu’il transforme en œuvres d’art. Il combine des objets et éléments naturels trouvés au hasard (bois, pierre, paille, etc.). Son expressionnisme sauvage organise des tableaux qui construisent des assemblages hétéroclites. Il les agence sur un support et les associe avec les couleurs de la peinture. Effigie frontale grossièrement taillée, chaque production devient un tout « organique » que nous appréhendons comme un objet unitaire. Cette peinture évoque en trois dimensions les personnages d’un théâtre imaginaire et fabuleux.
Qu’il ébauche des signes ou des dessins proches de l’art enfantin, Appel élabore de nouvelles valeurs picturales. Il s’inspire des traditions populaires et de la vitalité des arts primitifs. La simplicité naturelle de la couleur et la puissance du geste pictural témoignent du jeu instinctif de l’artiste.

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