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L’Art : le futurisme

Vous êtes ici : » » L’Art : le futurisme ; écrit le: 26 mars 2012 par La rédaction modifié le 22 octobre 2018

L'Art : le futurisme La vitesse est notre Dieu, le canon nouveau de la beauté : une voiture de course est plus belle que la Victoire de Samothrace. » Cette phrase, étrange et provocante, résume assez bien la mentalité futuriste. Plus encore que des innovations formelles, le futurisme est en quête d’un monde magnifiant la vitesse, la modernité, le dynamisme, la machine, ne jurant que par  l’énergie, même si elle est destructrice, exaltant le futur, décriant tout ce qui appartient au passé, en premier lieu les musées, qu’il conviendrait de détruire.

En décembre 1908. à Milan, le poète Filippo Tommaso MARINETTI adresse à la presse internationale le Manifeste du futurisme. En France, le journal Le Figaro le publie le mois suivant, marquant ainsi le point de départ de ce mouvement pluridisciplinaire auquel participent les peintres Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Luigi russolo, Gino Severini. le musicien Pratella, rapidement rejoints par l’architecte Sant Elia, le cinéaste Ginna. le photographe Anton Giulio Bragaglia. Le Manifeste de ta peinture futuriste paraît en 1910 et. dès 1912. la galerie Bernheim-Jeune, à Paris, organise une importante exposition qui voyage à travers l’Europe et ira jusqu’à Chicago. Marinetti, tout au long de l’existence de ce groupe, organise des conférences et des manifestations dont il mesure le succès à la violence des réactions du public, qu’il faut choquer, voire agresser. Soutenu d’une part par les revues Poesia puis Lacerba, d’autre part par cette manière de communiquer totalement novatrice pour l’époque, le mouvement est très rapidement connu.



La Première Guerre mondiale, qu’ils avaient tant réclamée (« Nous voulons glorifier la guerre, seule hygiène du monde »), ne leur est pas  particulièrement bénéfique. Deux d’entre eux. Boccioni et Sant’elia, sont tués, Russolo reste invalide de longues années. Le mouvement est paralysé jusqu’à l’apparition d’un nouveau groupe d’artistes (Gerardo Dottori, Mario Guido Dalmonte, Tato) que Marinetti entraîne, pour une large part, dans le fascisme mussolinien – sans pour autant qu’ils soient, en retour, reconnus par la dictature. De nouveaux venus apportent du sang neuf dans les années trente, mais le mouvement s’éteint totalement en 1944, à la mort de Marinetti.

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