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L’Art : l’habitation collective

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[tab:ARTICLE]Le développement rapide de l’industrie, an XIXesiècle, nécessite une importante main-d’œuvre. Attirés par les nouvelles possibilités de travail, les paysans émigrent vers les villes. Mal payés, ils sont aussi mal logés et s’entassent aux abords des villes, dans des faubourgs pauvres et insalubres. Il devient indispensable de construire rapidement des logements bon marché en rapport avec les salaires modestes des ouvriers.

Des villes à  la campagne

Les premiers à se préoccuper du sort des ouvriers sont les « utopistes », au début du XIXe siècle : ils imaginent des modes de vie communautaires où les gens partageraient le travail, le logement et les loisirs, auraient des crèches et des écoles communes. Ils considèrent que la ville ne peut s étendre à 1’infini, et qu’il faut en construire une nouvelle lorsque les limites sont atteintes.

Dans la deuxième moitié du XIX’ siècle, des industriels font bâtir des cités pour loger leurs ouvriers près des usines. De longues rues, bordées de petites maisons accolées avec des jardinets privés, mènent à une place où sont réunis la mairie, les écoles et les magasins. Dans le nord de la France, ces ensembles de maisonnettes très simples, où habitent les mineurs, s appellent les « corons ».

En Angleterre, Ebenezer Howard imagine et participe à l’expérience des « cités-jardins ». Ce sont des cités où se trouvent, au centre, la gare, les commerces, regroupés dans un bâtiment à coupole de verre, et les salles de spectacle. Autour, un parc forme une ceinture de verdure. Les maisons individuelles longent un boulevard circulaire. Un dernier anneau d’industries puis de champs cultivés permet de donner du travail et d alimenter la ville.

Le modèle anglais connaît un grand succès en Europe du Nord au début du XXe siècle. L’architecte allemand Bruno Taut réalise une des premières cités-jardins de Berlin, suivie de nombreuses autres expériences en Allemagne, où cette « ville verte » est accueillie comme un remède contre la « ville grise ». En France, on peut voir son influence dans la cité-jardin de Suresnes, dans la banlieue de Paris, édifiée par Henri Sellier à partir de 1921.

L’architecte lyonnais Tony Garnier, quant à lui, conçoit un projet de Cité industrielle, qui révolutionne l’urbanisme : des voies de circulation différentes sont aménagées pour les piétons et pour le trafic routier: partout sont créés des espaces verts; les zones d’activités (services publics, logements, loisirs) sont nettement séparées.

La répétition de maisons toutes semblables amène à fabriquer certains éléments en série : les portes, les fenêtres, les cheminées et même les cuisines et les sanitaires, ce qui permet de baisser le prix de la construction; on obtient ainsi des éléments « standard » aux formes simples que l’on peut reproduire facilement.

La machine à habiter de le  Corbusier

La question du logement se repose avec force, dans plusieurs pays d’Europe, après les destructions de la Première Guerre mondiale. Les gouvernements belge et français encouragent le développement des sociétés d habitations à bon marché (HBM). Le style évolue vers une simplicité qui évoque les volumes cubistes : les toits pentus deviennent des toits en terrasses. Les fortifications de Paris, élevées par Tliiers en 18*i5. sont remplacées, entre 1925 et 1935, par une ceinture d’HBM qui utilisent des matériaux peu chers : la brique et le béton. Pour multiplier les logements, Le Corbusier est persuadé qu’il faut construire les maisons en série; c’est un objet de consommation, une « machine à habiter ». Un logement est, selon lui, une cellule d habitation standardisée, qui peut être facilement reproduite et multipliée. Pour que l’espace soit mieux utilisé. Le Corbusier préconise des tours offrant des logements spacieux, baignés de lumière, avec une vue sur la nature. Dans les années trente, sous son impulsion, les Congrès internationaux d architecture moderne (les CIAM) cherchent à définir les conditions d une habitation « minimale », où l espace d’habitation, mieux géré, peut ainsi être réduit.

De la reconstruction aux villes nouvelles

Les destructions massives consécutives aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale laissent une Europe en ruines ; de nombreuses personnes ont perdu leur maison et sont logées dans des baraquements provisoires. Pour les reloger rapidement, il faut construire à grande échelle des immeubles d’habitation collective. Les IIBM sont remplacées, en 1950, par les HLM : habitations à loyer modéré. Les expériences entreprises dans les années trente sont développées : les zones d’habitation de barres et de tours se multiplient dans des espaces verts. Le Corbusier réalise à Marseille, entre 1947 et 1952.

son premier programme de Cité radieuse : une immense façade de béton abrite des appartements fonctionnels en duplex, du studio au logement pour famille nombreuse. Mais ces cités modernes se transforment vite en cités- dortoirs, dépendantes de la grande ville la plus proche. La construction de ces grands ensembles se poursuit jusque dans les années soixante-dix. Leur dégradation en quelques dizaines d’années, par leurs propres habitants qui les jugent inhumains, a provoqué leur interruption. Pour décongestionner Paris, on lance un programme de cinq villes nouvelles qui servent, comme à Marne-la-Vallée, d’expérimentation à l’architecture.

A I heure actuelle, pour mieux adapter les logements aux besoins des futurs habitants, les architectes, aidés de sociologues, les interrogent et les font même parfois participer à la construction. Conscient qu’il est nécessaire de rendre attrayants les logements, l’architecte catalan Ricardo Bofill dit même vouloir construire des « Versailles

 

 

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Vidéo : L’Art : l’habitation collective

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http://www.youtube.com/watch?v=KZMw-yM14RQ [tab:END]

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