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L’Art : Poussin Nicolas 1594-1665 Peintre

Vous êtes ici : » » L’Art : Poussin Nicolas 1594-1665 Peintre ; écrit le: 31 mars 2012 par La rédaction

L'Art : Poussin  Nicolas  1594-1665  PeintreNicolas Poussin est né en 1594 aux Andelys, près de Rouen. Son père, notaire de petite noblesse, et sa mère, fille d’un échevin de Vernon, destinent leur fils à une profession digne de leur position sociale et lui offrent une instruction soignée. Il apprend le latin, l’histoire ancienne, les belles lettres. Lorsqu’il a dix-sept ans, il rencontre un artiste, Quentin Varin, chargé d’exécuter quelques toiles pour l’église du bourg ; c’est une révélation, et le jeune Nicolas décide de devenir peintre. Ses parents sont consternés : la position de peintre n est pas une situation enviable : les artistes sont des gagne-petit qui mènent, tel Varin, une existence nomade, allant de lieu en lieu pour

Réaliser quelque commande. Rares sont ceux qui réussissent une belle carrière. Pourtant Nicolas n’en démord pas, c’est peintre qu’il sera. Il lui faut apprendre son métier à Paris, où il commence sa formation. Mais, très vite, il préfère l’étude des Anciens. Il a la chance de pouvoir les côtoyer dans les collections royales dont on lui ouvre les portes. Son désir le plus ardent est de se rendre à Rome, où se trouvent les plus beaux témoignages de l’art. Il quitte enfin Paris grâce à l’appui du Cavalier Marin, le poète italien qui apprécie son art. Il s’est construit une solide réputation en réalisant de grandes compositions pour des églises parisiennes.



Au printemps de 1624, il découvre Rome, émerveillé. De hauts personnages vont s’intéresser à lui : Francesco Barberini, le neveu du pape, lui commande La Mort de Germanicus, qui marque les débuts de la carrière de Poussin et ceux du classicisme français. L’Antiquité est prise pour

Modèle et l’histoire ancienne fournit aux artistes classiques des sujets où les personnages accomplissent des actions élevées, héroïques ou généreuses.

À ses débuts à Rome, il se plaît à représenter de beaux corps nus dans des tableaux mythologiques, comme Echo et Narcisse, L’Enfance de Bacchus. Le Triomphe de Flore. Le milieu brillant et raffiné qu’il fréquente lui permet de trouver des clients et aussi d’approfondir les sujets philosophiques qui l’intéressent. Il confirme sa réputation de peintre-philosophe en exécutant L’Inspiration du poète. Dans un autre tableau, Les Bergers d’Arcadie, il exprime la fragilité du bonheur humain.

Dans les années 1630. il se marie et renonce aux grandes commandes officielles, préférant se consacrer à la peinture de chevalet pour quelques amateurs qui apprécient son art. Il peint des sujets tirés de la Bible, tel Moïse sauvé des eaux (p. 151), certains peu connus, comme Les Israélites recueillant la manne dans le désert ou La Peste d’Asdod, et son Autoportrait pont’ un de ses amis et clients, Chantelou. Son souci permanent est d’être compréhensible pour celui qui ne connaîtrait pas le sujet ; pour y parvenir, il donne à ses personnages des attitudes expressives et à leurs vêtements des couleurs symboliques.

Il utilise les couleurs pour ce qu’elles   Expriment et non pour qu’elles soient  agréables à l’œil (Le Jugement de Salomon). Son travail est lent et minutieux : il réalise de petites maquettes et des personnages de cire qu’il habille pour mieux juger de l’effet que rendra l’œuvre une fois terminée (L’Enlèvement des Sabines). I! note dans un carnet tout ce qu’il observe pour s’en servir ensuite dans ses compositions.

Sa renommée a atteint Paris et le roi Louis XIII le veut auprès de lui. Il passera deux années à exécuter des tâches qu’il n’aime pas (de grandes peintures d’église, le décor de la Grande Galerie du Louvre), dans une atmosphère détestable car les artistes parisiens sont jaloux de la faveur dont il jouit. Il est soulagé lorsqu’il retrouve Rome en 1642. Poussin exécute alors les œuvres qui feront de lui le peintre le plus réputé d’Europe : une nouvelle série des sept Sacrement, pour son ami Chantelou, et d’autres œuvres inspirées de la philosophie et des cultes païens (Les Funérailles de Pltocion). Durant les années 1640.

il donne de plus en plus de place au paysage : la nature, dont il se sent proche, est à l’opposé des vanités humaines. Dans Diogène jetant son écuelle, les personnages sont petits, tandis que la nature luxuriante est là pour prouver qu’elle suffit au bonheur de l’homme. La dimension du paysage d’Orphée et Eurydice cache le drame qui se joue. Ses dernières œuvres reflètent son détachement des choses terrestres. Les Saisons sont une allégorie de la nature. Apollon amoureux de Daphné est le testament artistique qu’il laisse inachevé à sa mort, le 19 novembre 1665 .

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