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Le styliste, inspirateur du vêtement

Vous êtes ici : » » Le styliste, inspirateur du vêtement ; écrit le: 22 mars 2012 par La rédaction modifié le 12 novembre 2014

stylisteLe styliste est la personne qui, au sein d’une entreprise, conçoit les formes des vêtements selon les tendances. Le styliste créa­teur, quant à lui, doit développer un style propre.

Des formations adaptées

□ Jusqu’aux années 70, il était facile de devenir styliste. Une démarche créative, et les possibilités de carrière étaient florissantes. Depuis, l’apprentissage du stylisme s’est peu à peu codifié. S’il n’est pas forcément besoin d’avoir suivi une formation initiale, la complexité du marché est telle qu’un styliste doit connaître, outre l’his­toire du costume, la perception des couleurs, des matières et l’environnement éco­nomique. Il doit également maîtriser les nouvelles formes de création assistée par ordinateur (CAO-DAO).



□ Il existe en Europe de nombreuses écoles qui, soutenues par l’État, sont recon­nues de par le monde, comme au Royaume-Uni ou en Belgique. En France, l’ensei­gnement du stylisme est majoritairement dispensé dans des écoles privées.

Les diverses manières d’être styliste

□  On peut être styliste et être intégré dans une entreprise où l’on travaille seul ou dans une cellule de création. Un styliste d’entreprise, ou styliste industriel, doit pouvoir effacer sa personnalité derrière la marque pour laquelle il – ou elle – tra­vaille. Il devra s’adapter aux exigences du marché, être un réservoir d’idées tout en restant vigilant quant au choix du tissu, des formes, des couleurs, qui correspondront au cahier des charges de l’entreprise.

 □ Les difficultés de l’emploi dans un secteur en pleine mutation et le nombre crois­sant de stylistes ont favorisé le système free lance. Le styliste doit, dans ce cas, rechercher plusieurs entreprises pour lesquelles il dessinera des collections.

□ Un styliste peut enfin avoir la possibilité de sortir de l’anonymat et signer ses collections de son nom. Les difficultés sont nombreuses et parfois lourdes de conséquences, faisant de ce métier un miroir aux alouettes. Il devra présenter les collections lors de réunions professionnelles, mais surtout s’allier la presse, trou­ver des associés financiers, être un bon gestionnaire et s’armer de patience, le suc­cès pouvant être long à venir.

Du styliste au créateur

□ Dans les années 60, le prestige des stylistes croît avec le développement du prêt-à-porter. La plupart des stylistes aujourd’hui connus signaient des collections dans des entreprises ou pour des boutiques. Les pionnières sont Christine Bailly et Emmanuelle Khanh, qui créèrent la marque Emma Christie.

□ Une petite décennie plus tard, ces stylistes s’émancipent des entreprises, grif­fant les vêtements de leur propre nom. Il y a, entre ces créateurs et leurs produits, une reconnaissance immédiate des consommateurs. Le premier défilé de créa­teurs eut lieu en 1971 à Paris, dans l’effervescence. Ce passage entre le style et la création a eu comme effet de démystifier la griffe, jadis très prestigieuse.

Itinéraires

Natif d’Anvers en Belgique, Dirk Bikkembergs poursuit ses études à la Royale Académie et, sitôt sorti de l’école, obtient la Canette d’or, décernée au créateur de mode le plus talentueux. Personnalité emblématique d’une nouvelle génération de stylistes, Dirk Bikkembergs signe sa première collection homme en 1986. Deux ans plus tard, il défile pour la première fois à Paris et, en 1993, il présente quelques modèles pour femmes, déclinaison savante de ses vêtements masculins.
« Séduction », « harmonie » sont des valeurs auxquelles Sophie Sitbon est très sensible. Après des études d’écriture cinéma-tographique à Paris, en 1980, elle suit une formation de styliste à l’école Esmod. En 1983, elle remporte le Concours international de style d’Osaka, ce qui lui permet de lancer sa griffe, en 1985. Son style, très féminin, rejette le conformisme ambiant à travers des vêtements chics aux détails exagérés mais pleins d’humour.
Il fait son entrée dans la mode à dix-huit ans, chez Pierre Cardin, après un parcours atypique d’autodidacte. Cet enfant terrible de la mode, comme on le surnomme, s’associe avec deux de ses amis d’enfance. Les premiers défilés sont bricolés : les tissus sont achetés dans des boutiques de quartier et les vêtements cousus par la famille. En 1980, Jean-Paul Gaultier signe une première collection avec un partenaire japonais. Depuis, il incarne un nouveau courant de mode, jeune et provocant.
Après des études de droit au Japon, Yohji Yamamoto étudie la mode au Bunkafukuso Gakuin. Ses premières collections, 1977 et 1981 à Paris, produisent un électrochoc. Il présente des vêtements découpés en lambeaux, auréolés de poésie mystique. Sophistiqués et simples en même temps, coupés à la perfection, les vêtements de ce créateur japonais empruntent toujours des détails au costume européen. Récompensé par de nombreux prix, le cinéaste Wim Wenders lui a consacré un film : « Carnet de notes sur vêtements et villes ». En 1994, il a été fait Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture.

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