Les restaurateurs redorent l'image du pain
Le pain reste l’un des piliers de notre model alimentaire. « Pourtant, sa consommation a fortement diminué à partir des années 50 ». Note l’observatoire du pain.
Les facteurs sont multiples : plus grande disponibilité des viandes et diversité croissante des aliments proposés, réduction progressive des besoins énergétiques, idée conçue associant le pain à la prise de poids, méconnaissance de ses qualités nutritionnelles. « Il y a une vingtaine d’années le pain n’était pas toujours bon. De plus, la baguette, ramenée à un prix tarifié par l’état, n’avait pas de valeur intrinsèque ».
Face à la concurrence des grandes surfaces et avec l’aide des mixes mis au point par les minotiers, les artisans ont, depuis, amélioré la qualité de leur proposition et diversifié l’offre. « le pain a retrouvé les valeurs symboliques de l’aliment le plus simple qui soit et, en même temps, le plus humaniste et le plus répandu dans le monde. Avec une image de noblesse, car si son coût matière est très bas, c’est le savoir-faire du boulanger que l’on achète ».
Apres une forte dépression entre 1950 et 1996, le pain retrouve peu à peu sa place dans notre alimentation. Le retour à des valeurs saines et classiques est au centre des assiettes. Le pain est donc plus que jamais un produit clé pour la restauration.
Le plus souvent offert, il témoigne, par sa qualité et son harmonie avec la carte, de l’attention portée par l’établissement à sa clientèle. La restauration gastronomique décline les petits pains en fonction des plats.la brasserie ou le bistrot magnifient le pain à l’ancienne. On assiste aussi à l’arrivée du pain dans les assiettes comme en tant qu’ingrédient culinaire : croûtes, coques, rôties, chapelures, croûtons, pain perdu…
Le pain a don de beaux jours devant lui. Même en restauration collective, où il constitue, au final, « le dénominateur commun qui nourrit tout le monde ».