Textiles imprimés et peints

> > Textiles imprimés et peints ; écrit le: 16 avril 2012 par La rédaction

Un peu partout dans le monde subsistent des peintures préhistoriques sur les parois des cavernes. Nombre de ces images servaient des objectifs magiques et avaient pour fonction de porter chance : reproduire une action afin qu’elle advienne dans la réalité. C’est ce qu’on appelle la magie sympathique.
Se peindre le corps avec des pigments tirés de la terre fut la première ornementation personnelle : pour lui assurer une protection magique, témoigner de son statut social ou accroître sa beauté. Le tatouage n’est qu’une évolution de ce procédé. Des motifs similaires pouvaient être peints sur les peaux d’animaux, ou les tissus, avec les doigts, des baguettes ou des couteaux. Aujourd’hui encore, certains vêtements destinés à des emplois particulièrement ésotériques, comme les tissus de chasse d’Herat, en Afghanistan, ou les chemises portées, lors des cérémonies d’initiation, par les sociétés masculines des Poro, en Côte-d’Ivoire, sont délibérément peints à la main ; cela exige une forte concentration qui concentre les forces de la vie, ou l’énergie thaumaturgique, et charge le textile d’une force propre.

les pigments tirés de la terre:

Pour les peuples primitifs, la boue fut le colorant le plus aisément accessible. En la prélevant à différents endroits, en la mêlant à des substances variées, on pouvait obtenir une gamme subtile de noirs, de rouges, de jaunes, de bruns et de blancs. L’ocre est l’un des plus forts de ces pigments : aujourd’hui encore les Masaï du Kenya prisent grandement sa couleur rouge vif, dont ils enduisent leurs vêtements, leurs corps et leurs cheveux. De tels pigments tirés de la terre (l’ocre, mais aussi la terre de Sienne) sont par ailleurs toujours utilisés dans la fabrication des peintures destinées aux artistes et aux décorateurs.

Technique:

Les textiles furent sans doute peints d’abord à la main puis, progressivement, avec une baguette, une baguette mâchonnée, des poils d’animaux attachés à un bâton pour former une brosse. Autant de méthodes permettant de créer des motifs linéaires très libres. Toutefois, on pouvait également y parvenir en imprimant le tissu à l’aide d’un objet :
coquillage, bâton, main plongée dans le pigment. Origines très humbles, mais il ne fallut pas longtemps aux hommes pour fabriquer, avec de l’argile, du bois ou du métal, un tampon de forme conçue pour répondre à tout ce qui pouvait enflammer leur imagination.

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