Tout savoir sur la teinture

La teinture est l’opération qui consiste à modifier durablement la couleur d’un matériau en lui faisant absorber un colorant ; le mot désigne aussi la substance colorante elle-même. Elle s’applique aux fibres textiles, au cuir, au bois, au papier, mais aussi aux cheveux. Pratiquée depuis l’Antiquité avec des colorants naturels, elle s’est transformée au XIXe siècle avec l’invention des colorants de synthèse.
Teinture, pigment et peinture
Un colorant de teinture est dissous dans un bain et pénètre dans la matière, avec laquelle il se lie. Un pigment, au contraire, est une poudre insoluble qui reste en surface, fixée par un liant : c’est le principe de la peinture. Pour qu’une teinture résiste au lavage et à la lumière, on utilise souvent un mordant, comme l’alun, qui fixe le colorant sur la fibre.
Les colorants naturels
Pendant des millénaires, les teinturiers ont tiré leurs couleurs des plantes, des animaux et des minéraux. Parmi les plus célèbres :
- la garance, dont la racine donne des rouges ;
- l’indigo et le pastel, sources de bleu ;
- la gaude, pour les jaunes ;
- la cochenille, un insecte qui fournit le carmin ;
- la pourpre, extraite de coquillages, couleur de prestige dans l’Antiquité.
La révolution des colorants de synthèse
En 1856, le chimiste anglais William Henry Perkin obtient par hasard la mauvéine, premier colorant de synthèse produit industriellement, en travaillant sur des dérivés du goudron de houille. Suivent d’autres colorants, puis la synthèse de l’alizarine, le colorant de la garance, en 1868, et celle de l’indigo à la fin du siècle. L’industrie chimique transforme alors la teinture : les couleurs deviennent plus vives, plus régulières et moins chères. Ces articles racontent cette industrialisation de la couleur :
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Les techniques de teinture à réserve
Pour créer des motifs, les artisans empêchent la teinture d’atteindre certaines zones du tissu : c’est le principe de la réserve. La cire (comme dans le batik), une pâte d’amidon appliquée au pochoir, des coutures serrées ou des nœuds (comme dans le shibori japonais) protègent le textile, qui garde sa couleur d’origine à ces endroits. Pour découvrir ces procédés :



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