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Arts de la table : Les centres de table

Vous êtes ici : » » Arts de la table : Les centres de table ; écrit le: 20 mars 2012 par La rédaction

Arts de la table : Les centres de tableAu cours des siècles, les centres de table ont occupé une place prépondérante : au XVIIIe siècle, c’était le précieux cadenas ; au XIXe, l’énorme surtout. Depuis les années 1925, on est revenu à des proportions plus modestes et aujourd’hui le choix du centre de table est l’affaire du goût et de l’imagination de chacun.

Nefs et cadenas

Les ancêtres des centres de table sont la nef et le cadenas. Depuis le Moyen Âge et jusqu’à la fin du XVIe siècle, l’objet le plus spectaculaire de la table royale est le cadenas. C’est un coffre en métal précieux fermé par un cadenas pour décourager les empoisonneurs. On y range, à côté de divers contrepoisons, le couvert et la serviette du roi ainsi que des coupelles contenant des épices, du sel et du sucre, denrées très précieuses à l’époque. Ces coupelles sont présentées dans un récipient qui a souvent la forme d’une nef. La nef la plus célèbre est celle qu’à réalisée Jean Gravet pour Louis XIV d’après un dessin de Le Brun.



Du surtout aux présentoirs

Le surtout, mot mentionné pour la première fois en 1692 lors des fêtes qui célèbrent le mariage du duc de Chartres, est une pièce d’orfèvrerie qui réunit au centre de la table salière, boîte à épices, huilier, vinaigrier, sucrier, ainsi que vases, flambeaux ou girandoles. Tout au long du XVIIIe siècle, cet objet exceptionnel accompagne les pièces de vaisselle livrées aux cours d’Europe et aux aristocrates par les plus grands orfèvres (Delaunay signe celui de Louis XIV).

Au xix’ siècle, le surtout, présent sur la table pendant toute la durée du repas, perd sa fonction utilitaire pour devenir un décor de table. C’est parfois un ensemble qui s’étend sur toute la longueur de la table. Il arrive qu’il représente une scène de chasse, de genre ou de la mythologie ou bien il s’agit d’architectures savantes faites d’un grand nombre de pièces sculptées, le tout parfois posé sur un plateau dont le fond recouvert d’un miroir figure un lac. Il peut être réalisé en orfèvrerie, en cristal, en biscuit ou en porcelaine. Cependant, la mode de ces grands ensembles s’atténue à partir de la Restauration pour laisser la place au «service à dessert», c’est-à-dire des séries de coupes à fruits en cristal travaillé, montées sur des pieds de différentes hauteurs en métal finement sculpté représentant des enfants, des animaux ou des ornements et surmontés d’un haut cornet en cristal, le tout rempli de fruits ou de gâteaux. Elles s’accompagnent de présentoirs à plusieurs étages ou serviteurs muets, de corbeilles et de candélabres fabriqués en série par des maisons comme Christofle. Mais l’imagination n’est pas en reste : « Les coupes en verre blanc, remplies d’eau où nagent des poissons rouges et de petites tortues, sont tout à fait au goût du jour», peut-on lire dans certain manuel de savoir-vivre de la fin du XIXe siècle.

Le XXe siècle renonce à cet apparat au profit d’un décor plus discret : simples coupes de fleurs et flambeaux épurés.

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