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Vêtements et courants de mode

Vous êtes ici : » » Vêtements et courants de mode ; écrit le: 21 mars 2012 par La rédaction

Vêtements et courants de modeLes vêtements subissent les influences de la mode et se modi­fient selon les tendances. La mode est un phénomène qui implique le collectif (la société) et le goût individuel.

La mode : un concept européen

□  La mode est née au XIXe siècle en Europe. Si le terme apparaît pour la première fois en 1482, il désigne surtout des changements dans les ornements et dans les détails du vêtement réservé à l’élite. Son évolution a pris plusieurs siècles, et son accélération tient à des bouleversements sociaux et économiques majeurs dont :



–  l’internationalisation de l’économie ;

–  les progrès techniques et la production en série à un prix abordable ;

–  les moyens de distribution ;

–  la naissance d’une couche moyenne vivant et travaillant dans les villes ;

–  la diffusion des modes par la presse.

□   La succession et 1 adoption de la mode n’obéissent à aucun schéma logique, et l’analyse d’un phénomène de mode ne peut s’effectuer que a posteriori. Pendant longtemps, un mouvement de mode a entraîné l’abandon de la mode précédente. Ce système a peu à peu laissé place à une agrégation des tendances, associée à des modes adaptées à des circonstances sociales (le travail, le loisir, etc.) dans une société de plus en plus découpée en tribus.

Les dandies : une mode masculine

□   Le phénomène du dandysme est symbolisé par lord Byron et George Brummel au début du xixe siècle. La ligne de conduite du dandy est d’accorder une impor­tance capitale au paraître tout en se démarquant de la ligne générale. Un vêtement se doit d’être bien coupé et sobre. La redingote doit être taillée dans un tissu de couleur sombre, le gilet et le pantalon pouvant être de tons différents.

□  Après de nombreuses extravagances, cette mode masculine a disparu au tour­nant du siècle, elle a laissé ses empreintes sur le costume masculin contemporain en l’associant à l’élégance.

Le streetwear : mode ou style ?

□  Le streetwear puise ses racines dans la musique hip-hop (balancement) dans les années 70 aux Etats-Unis, avec comme principe le détournement des choses.

□   La première grande mouvance s’inspire des sports de glisse et des vêtements de travail. C’est le règne du méga-bermuda ou méga-salopette et du T-shirt extra­large. Les vêtements fonctionnels sont détournés et la panoplie vestimentaire ren­voie toujours à la rue.

□  Le second mouvement émerge avec la musique techno. La tenue est proche du déguisement, avec effets de paillettes, de plumes, de strass et autres hologrammes.

□  Le sportswear a facilité l’adoption du streetwear, plus décontracté. Mais, loin de se cantonner à une mode d’une seule tribu, celui-ci a influencé les autres secteurs de la mode.

L’habit fait le moine

■ Le look et la mode

Le terme anglais look apparaît pour la première fois dans les années 80, sym – bolisé par « le grand méchant look », slogan emblématique d’une génération de vêtements. Dès ses débuts, le look va s’opposer à la mode et s’affirmer davan – tage comme un style ou une interpréta­tion individuelle des courants de mode. Étymologiquement, le look serait l’appropriation d’archétypes de groupes sociaux (la bourgeoisie, par exemple), d’un clan (le look techno), d’une époque (le look 60) ou de la panoplie vestimen­taire qui renvoit à un personnage connu réelle ou imaginaire. À cette définition déjà complexe vient s’ajouter un com­portement plus individualiste ou le look serait l’émergence d’un style personnel adapté à son époque.

Le sens commun ne s’y est pas trompé et emploie le mot look pour désigner une image extérieure. Les grands gourous de la mode reproche au look de brouiller les pistes des codes sociaux et vesti­mentaires en s’appuyant sur l’appa­rence et sur l’absence de repères.

■  Le look minimaliste

Parmi les grandes tribus urbaines, le look minimaliste a d’emblée adopté la mode des années 70 réinterprêtée en version étriquée pour fashion victim de la décennie 90.

La tenue est constituée de trois pièces : la veste, le chemisier et le pantalon. La veste col à revers est cintrée jusqu’à la taille puis s’évase légèrement jusqu’en haut des cuisses. Marron ou beige elle reste négligemment déboutonnée et laisse deviner un chemiser en viscose avec le vert comme couleur de prédilec­tion. Cette chemise ajustée est le plus souvent imprimée de petits motifs mini – malistes qui ont donné le nom à ce look très parisien. Par beau temps, la jupe est autorisée, noir et en crêpe pour la fluidité. Madame minimaliste opte pour le pan­talon très moulant, confectionné dans un tissu sergé stretch (pour le confort) et qui se termine en trompette au niveau des chevilles. Les plus audacieuses oseront des motifs à grosses fleurs pour agrémenter ce look.


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