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l’Art : la renaissance , l’Italie au quattrocento (de 1500 à 1599, notre XVe siècle)

Vous êtes ici : » » l’Art : la renaissance , l’Italie au quattrocento (de 1500 à 1599, notre XVe siècle) ; écrit le: 13 novembre 2012 par La rédaction modifié le 22 octobre 2018

l'Art : la renaissance , l'Italie au quattrocento (de 1500 à 1599, notre XVe siècle)Le début du XVIe siècle en Italie (jusque vers 1520) est considéré comme la période la plus glorieuse de l’art. Favorisée par une émulation stimulante. C’est l’époque de LÉONARD DE Vinci, de Michel-Ange, de RAPHAËL. Des mécènes encouragent la création artistique sous toutes ses formes. Leur culture leur permet de saisir la signification intellectuelle et spirituelle de l’art. Avec ces grands artistes apparaît le culte du génie. L’harmonie, la symétrie, la compréhension parfaite de F Antiquité classique caractérisent l’apogée de la Renaissance. Ensuite, dans les années 1520. Deux courants picturaux vont coexister : d’un côté, la Renaissance tardive, avec CORRÈGE, Titien, VÉRONÈSE, Tintoret et, en marge, Greco ; de l’autre, le maniérisme.

Le cinquecento à Florence

La notion de l’artiste « génie créateur » date de Léonard de Vinci. En même temps peintre, architecte, ingénieur, musicien, il fit son apprentissage à Florence, auprès d’un des meilleurs artistes, le peintre et sculpteur Verrocchio. La Vierge, ¡’Enfant Jésus et sainte Anne résume les bouleversements introduits par Léonard. L’utilisation d’un procédé révolutionnaire. le sfumato, permet de fondre doucement les ligures dans le fond, donnant aux œuvres une atmosphère extraordinaire. C’est ce procédé qui rend si attachant le portrait de Lisa Gherardini dite La Joconde (p. 234). Michel-Ange, un autre Florentin, contribue à donner son éclat au XVIe siècle. Il apprend auprès de Ghirlandajo, excellent portraitiste et bon fresquiste qui travaille pour les riches bourgeois de Florence, toutes les recettes du métier de peintre et surtout l’art de la fresque. Son don exceptionnel pour le dessin lui permettait de reproduire n importe quelle attitude. Le pape Jules II lui confie la réalisation du décor de la voûte de la chapelle Sixtine. Sur plus de 1 000 mètres carrés, cet exploit, que Michel-Ange a réalisé couché sur le dos, en quatre années d’un travail acharné et solitaire, aboutit à un chef-d’œuvre absolu, qui retrace I histoire de la création du monde.



En 1504 arrive à Florence celui que l’on appellera le « divin Raphaël». Il avait fait son apprentissage à Pérouse auprès du Pérugin, chef de file de l’école ombrienne, et découvre Léonard et Michel-Ange, ses aînés qui l’ont précédé sur la voie de la perfection. Il élabore un modèle de beauté régulière, en particulier dans un type de Madones qui va servir de référence à des générations d’artistes. La beauté des Vierges de Raphaël tient à une apparente simplicité, qui résulte d’un équilibre parfaitement étudié. S’inspirant de Léonard de Vinci pour la composition en forme de pyramide, il réussit dans La Belle Jardinière un chef- d’œuvre d’équilibre et d harmonie. Dans les

deux commandes monumentales qu’il réalise à Rome, les « chambres » et les « loges » du Vatican (p. 260), il associe des sujets tirés de la Bible et d autres tirés de la mythologie; le mélange d’éléments païens, judaïques et chrétiens est typique de l’apogée de la Renaissance.

Le cinquecento dans le reste de l’Italie

A Parme, Corrège parvient à des effets nouveaux dans le domaine de la lumière et de l’illusion. Avec lui. L’œuvre peinte est parfaitement intégrée à son environnement. À la coupole de l’église Saint-Jean l’Evangéliste, il a représenté le Christ en raccourci, réussissant à donner l’impression que l’espace réel – l’église et sa voûte – est commun avec l’espace peint. Cette manière de peindre les voûtes, comme sa façon d’utiliser la lumière, annonce le baroque : on finit par ne plus distinguer la lumière représentée, de la lumière qui éclaire le tableau. Dans L’Adoration des bergers, cette lumière dirige le regard vers le centre de la composition.

Le cinquecento à Venise

Le s artistes vénitiens du XVIe siècle s’attachent à faire que l’espace contenu dans le tableau soit la continuation de l’espace qui entoure le spectateur, et non plus un monde à pan. Giorgione, Titien, Véronèse et Tintoret en sont les protagonistes. Les sujets mythologiques ou historiques appartiennent alors, par la magie de leurs pinceaux, au inonde réel. L’œuvre d’art, réalisée pour quelques mécènes, est appréciée pour sa seule beauté, et non plus simplement comme ornement d un édifice. C’est dans le domaine de la couleur que Giorgione innove. La plus étonnante de ses rares peintures est L’Orage (p. 217). Dans cette œuvre, dont on ne connaît pas le sujet, la lumière et la couleur du ciel créent une atmosphère inquiétante qui fascine. Le paysage occupe, pour la première fois, la plus grande surface du tableau.

Titien vécut suffisamment longtemps pour <pie son art se rattache à l’apogée de la Renaissance d’une part, et à la Renaissance tardive d’autre part. Auprès de Giovanni Bellim, il apprend l’art du portrait, et le porte à un tel degré de perfection que ses modèles ont l’impression qu’ils vont survivre grâce au portrait qu’il fait d’eux. Dans Le Concert champêtre., le sujet est obscur mais, là aussi, sa méconnaissance n’empêche pas d’apprécier l’atmosphère rêveuse et mélancolique du tableau.

Véronèse est le plus grand peintre du XVIesiècle à Venise, par la richesse de ses couleurs. Son chef-d’œuvre, le décor peint en 1562 de la villa de la famille Barbara à Maser, est considéré comme une des œuvres majeures de la peinture vénitienne. La peinture s’adapte parfaitement à l’architecture de Palladio et la prolonge. C’est Palladio qui fut aussi l’architecte de l’abbaye de San Giorgio Maggiore à Venise, où Véronèse

peignit Les Noces de Caria (p. 279) pour le réfectoire. L’architecture grandiose que l’on voit à l’arrière-plan de ce tableau prolonge celle de la grande salle où les moines mangeaient en silence. Le sujet illustre le premier miracle du Christ, changeant l’eau en vin. Les couleurs sont particulièrement admirables : Véronèse a respecté son contrat qui l’obligeait à n’utiliser que des pigments de première qualité. Tintoret, représentant de l’art tardif de la Renaissance, s’oppose à Véronèse par sa conception de la peinture : celle-ci doit émouvoir le spectateur par son intensité dramatique plutôt que lui plaire par sa beauté. Ses œuvres, qui semblent ne pas être terminées, le sont pour lui dès que l’émotion est atteinte. Les toiles qu’il peint pour la Scuola di San Rocco (p. 268) sont le témoignage le plus complet de son art. 11 les réalise avec furia, c’est-à-dire avec une rapidité et une force extraordinaires. Dans La Crucifixion, il suscite l’émotion du spectateur.

Le maniérisme

Le maniérisme est un courant artistique particulier, qui se situe entre 1520-1530 et 1590. Il caractérise l’art de certains artistes qui travaillèrent après les trois grands maîtres de Florence, Léonard de Vinci. Michel-Ange et Raphaël. Les jeunes artistes tentent de les copier, sans se soucier de la pensée qui sous- tendait les œuvres géniales de leurs prédécesseurs. D’autres, conscients de ne pouvoir aller plus loin dans la recherche de la perfection, essaient d’élaborer des formes nouvelles. Les principaux maîtres de cette nouvelle orientation sont Bronzino, Pontormo, Parmesan et Jules Romain.

Ce qui caractérise le maniérisme, ce sont des corps très étirés, des poses compliquées en un style « maniéré », qui a perdu la simplicité du début du siècle ; c’est aussi une façon nouvelle de montrer la technique, de « peindre la peinture ». Le maniérisme a introduit de nouveaux sujets, notamment des sujets allégoriques. Bronzino, dans l’Allégorie de l’Amour, fait preuve, avec élégance, de ses connaissances littéraires et d’un sens du drame très élaboré. Les corps, nobles et froids, semblent parfaits.

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